Lucile Fol, la compagne de Frankie Vercauteren, est sous le charme d’Abu Dhabi

C’est à Anvers, entre un rendez-vous avec une cliente et un départ pour Aix-la-Chapelle, où se trouve le siège central de la firme de cosmétiques qui l’emploie, que Lucile Fol nous a fixé rendez-vous. Le soleil, omniprésent, fait sortir encore un peu plus le bronzage qu’elle a entretenu le week-end dernier, à Abu Dhabi. “J’en suis revenue lundi.”

C’est là, au cœur des Emirats arabes unis, que Frankie Vercauteren, son célèbre compagnon, exerce son métier. À la tête d’Al Jazira, dont il a pris les rênes il y a un mois. “On avait, comme tout le monde, un peu peur d’aller là-bas” , explique Lucile. “On dit tellement de choses au sujet de ces pays-là.”

Les doutes que l’un et l’autre nourrissaient ont été balayés dès qu’ils ont posé les pieds dans ce pays du Golfe. “On a été fort surpris. Tout ce que je pensais était faux. À Abu Dhabi, la vie est géniale. Pour le moment, Frankie est encore à l’hôtel. On est en train de lui trouver une maison. Mais lors de mes deux séjours là-bas, j’ai eu l’occasion de me mêler à la population locale et mes impressions sont excellentes. Bien sûr, j’ai croisé quelques femmes en burqa mais je n’ai pas vu le clivage auquel je m’attendais. Bon, les femmes prennent bien leur déjeuner à l’écart des hommes mais, pour le reste, la vie est très agréable. Il m’est arrivé de me promener seule dans la ville en pleine soirée et je n’ai jamais été importunée. Pas une fois, je n’ai eu peur. Au contraire, tout me semble très sûr à Abu Dhabi. Les deux fois que j’y suis allée, j’ai eu l’impression de débarquer sur une autre planète. Le monde que je côtoie là-bas est fait d’insouciance et de légèreté. Bref, j’ai toujours l’impression d’être en vacances.”

Le couple a découvert une ville très moderne. “Je ne savais pas très bien à quoi m’attendre mais il fait bon se promener dans la ville. Et puis, on a tout à disposition. Il y a des magasins ouverts vingt-quatre heures sur vingt-quatre. Enfin, j’ai même pu manger le meilleur steak-frites de ma vie. C’est dingue mais j’adore Abu Dhabi. Et Frankie aussi.”

Vercauteren n’y est, il faut dire, jamais tout seul. “Il est content d’avoir Hugo Broos et Bart Caubergh (NdlR : qui était le préparateur physique de Genk) avec lui. Au début, ça lui a un peu facilité les choses. Mais il peut tout faire en anglais et il ne doit pas se promener avec un garde du corps ou un interprète toute la journée.”

Abu Dhabi ne serait, donc, pas uniquement un bon endroit pour très bien gagner sa vie. “Il est évident que l’argent joue un rôle quand tu prends la décision de changer de club” , poursuit Lucile Fol. “Mais ce n’est pas le seul.”

Elle est persuadée que l’ancien mentor de Genk et d’Anderleht n’aurait pas accepté de signer n’importe où. “Il était acquis depuis longtemps dans nos têtes que Frankie tenterait, un jour, l’aventure à l’étranger car il en avait réellement envie. Je le vois bien un jour aller entraîner dans un grand pays européen si l’occasion se présente à lui. En revanche, je ne suis pas certaine du tout qu’il aurait répondu favorable à une offre venue d’un pays plus risqué, comme le Daguestan, par exemple.”

Depuis un mois, Frankie Vercauteren découvre aussi une tout autre compétition. “Il m’a dit qu’il trouvait le niveau général des joueurs assez élevé” , conclut sa compagne, qui ne sait pas encore quand elle retournera à Abu Dhabi. “Mais j’ai hâte d’y aller à nouveau parce que la vie y est très agréable et que cela me permet aussi de me changer les idées.”



© La Dernière Heure 2011