CHARLEROI Mogi Bayat fulminait à l'issue des débats. En cause: les décisions du trio arbitral. «Il y a tout d'abord deux penalties flagrants en première mi-temps», estimait-il. «C'est malheureux à dire car ce n'est pas la première fois que cela se passe mais les arbitres ont pourri le match d'emblée par une foule de décisions incohérentes. A côté des fautes, on pourrait aussi parler de hors-jeu surprenants. Notre public n'a pas chanté à la gloire de Kraouche ou de Brogno mais à l'égard de l'arbitre. Ce qui prouve qu'il était l'homme en vue, de manière négative. Qui sème le trouble en Belgique? Ce sont les arbitres qui excitent les joueurs, les bancs de touche et le public!»

Il en voulait aussi à ses adversaires: «Le Lierse n'est pas venu pour jouer au football mais pour pratiquer de l'obstruction systématique. Face à cela, Charleroi est resté correct et respectueux.»

En colère enfin parce que, malgré la victoire, Charleroi méritait mieux, selon le manager général du Sporting: «Il aurait été plus logique de gagner par un score plus net, de 5-0 ou 6-0, au vu de notre domination totale, de notre supériorité dans le jeu et de nos nombreuses occasions. Un peu comme à Westerlo... Mais ce n'est que 3-1, ce qui ne nous met pas à l'abri pour le match retour.»

Kraouche, l'homme du match avec un superbe but et un assist, savourait la victoire: «Sur cette reprise de volée synonyme d'égalisation, il faut un brin de chance. On peut la recommencer dix fois et rater dix fois. Par contre, sur la passe décisive, je n'ai fait que répéter une phase d'entraînement.»

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