Découvrez toutes les réactions suite au décès de l'ancien joueur d'Anderlecht et coach du RWDM Martin Lippens.

Van Himst : "Il fut mon adjoint"

Paul Van Himst a évolué une saison avec Lippens : "Martin était un caractère. Il s’intégrait parfaitement dans le 4-2-4 cher à Pierre Sinibaldi. Il était discipliné et très expérimenté. Il tirait aussi très bien les coups de réparation. Plus tard, quand je suis devenu entraîneur au Sporting, il fut mon adjoint." Paul et Martin se sont, ensuite, perdus de vue…


Van Binst : "Mon talisman"

"Martin était mon talisman : je passais dans son bureau la veille des matches et on buvait un café. Cela me portait chance. Il était un T2 à qui on pouvait dire des choses sans qu’il ne les raconte à Goethals. Lors d’une mise au vert à l’hôtel à Genval, je l’ai bien eu. J’avais mis deux échelles sous les fenêtres des joueurs hollandais. J’avais alerté Lippens avec comme message que les Néerlandais avaient tout préparé pour faire le mur et pour faire une petite sortie, ce qui n’était évidemment pas vrai. Lippens s’était caché dans les buissons pour les prendre en flagrant délit. Ce n’est qu’après trois heures que nous avons dit à Martin que c’était une blague…"

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Joseph Jurion : "Un bon pote"

À près de 80 ans, Joseph Jurion a encaissé la nouvelle sans grande surprise : "Je savais que Martin ne se portait pas très bien, hélas. Je retiens de lui qu’il fut un bon copain, un bon joueur et un bon capitaine. Il avait débuté à Anderlecht près d’un an avant moi. Je n’ai repris son brassard que quand il a rendu sa livrée. Martin était un bon défenseur. Il était essentiellement un joueur costaud, très physique. Un bagarreur dans le bon sens du terme. Il était rapide et excellait dans le jeu de tête. Certains le dénigraient parfois parce qu’ils estimaient qu’il manquait de technique mais c’était un faux procès : Martin était plus doué dans ce domaine qu’on le pensait. Constant Vanden Stock, qui gérait alors l’équipe nationale, l’a même sélectionné un jour comme avant-centre pour un match Belgique-Espagne."


Georges Heylens : "Martin était un chef"

Georges Heylens a, une fois encore, dû jouer les émissaires de la triste nouvelle. Il l’a annoncée à Herman Van Holsbeek d’abord puis à ses derniers équipiers de la première grande époque anderlechtoise : "J’ai débuté avec lui en équipe fanion. Martin était un capitaine comme on les aime : quand un équipier avait commis une erreur cruciale, il ne l’enguirlandait pas : il le prenait à part, sans élever la voix, pour lui signifier sa faute. Il était le stopper attitré au côté de Laurent Verbiest, qui nous a quittés beaucoup trop tôt. Dans cette fonction, il était compétent. Il était un organisateur-né. Martin était un chef. Le guide de notre formation. C’était aussi un tempérament. Dans sa deuxième vie, il gérait un bistrot dans le centre de Bruxelles. On aimait finir quelques soirées chez lui. Dans les derniers temps, il avait beaucoup décliné. Quand je suis allé lui rendre visite là où il était hébergé; il ne m’a pas reconnu."