La FIFA a annoncé, dans un communiqué, jeudi la décision prise par la chambre de jugement de la Commission d'éthique indépendante.

Une procédure ouverte le 22 mars 2016 par la chambre d'instruction de la FIFA avait conclu que Beckenbauer, Zwanziger et Schmidt avaient violé l'article 27 du Code éthique de la FIFA sur la corruption en ce qui concerne un paiement de 10 millions de francs suisses effectué par le Comité d'organisateur du Mondial 2006, ou en son nom, au président de la Confédération asiatique Mohamed bin Hammam en 2002, rappelle la FIFA dans son communiqué. Ce paiement était lié à l'approbation d'une contribution financière de 250 millions de francs suisses allouée et versée par la FIFA au Comité d'organisation entre 2002 et 2006.

"La chambre de jugement a cependant estimé que le délai de prescription avait expiré en 2012 pour le comportement de M. Beckenbauer et en 2015 pour le comportement de M. Zwanziger et de M. Schmidt", indique la FIFA.

En avril dernier, le Tribunal pénal fédéral suisse avait mis fin aux poursuites contre Zwanziger, Schmidt et deux autres dirigeants, Wolfgang Niersbach (ancien président de la DFB) et Urs Linsi (ancien secrétaire général de la FIFA). Là aussi car les délais de prescription avaient expiré.

Dans cette affaire, les quatre hommes étaient accusés par le parquet fédéral suisse d'avoir caché à la DFB la véritable destination d'un transfert de 6,7 millions d'euros, versés en 2005 par le comité d'organisation du Mondial à l'ancien patron d'Adidas Robert Louis-Dreyfus, par l'intermédiaire de la FIFA.

Au centre de l'affaire, l'ancien président du comité d'organisation du Mondial Franz Beckenbauer n'était pas cité dans ce procès, son cas ayant été disjoint en raison de son mauvais état de santé.