Football

Regardez le superbe but de Robin van Persie

Et le sprint à la Usain Bolt de Robben sur le cinquième but

1-5 contre les Pays-Bas au terme d'un match qui restera dans les annales, vendredi soir à Salvador de Bahia dans le Groupe B, l'Espagne a bien mal entamé la défense de son titre mondial. Sa défense, et en particulier le gardien Casillas, ont été mis en boîte par Van Persie (2 buts) et Robben (2). Ce qui est assez inquiétant pour La Roja, même si elle avait également débuté par une défaite (0-1 contre la Suisse) il y a quatre ans en Afrique du Sud.

Le meneur de jeu néerlandais Wesley Sneijder, 30 ans, qui honorait sa 100-ème sélection, a failli fêter l'événement en inscrivant son 27-ème goal en orange dès la 8-ème minute.

Parfaitement lancé par Robben, il gaspilla toutefois l'occasion en tirant avec trop de précipitation sur Casillas, qui n'eut même pas besoin de sortir le grand jeu pour repouser l'envoi.

Ce sont au contraire les Espagnols, grâce au très remuant Diego Costa, pourtant copieusement sifflé par le public brésilien qui le considère comme un traître, qui allaient ouvrir la marque peu avant la demi-heure.

L'attaquant de l'Atletico feinta en effet De Vrij qui l'accrocha (?) malencontreusement, Xabi Alonso se chargeant de transformer le penalty (1-0, 27-ème).

David Silva eut la balle de 2-0 au bout du pied à la 43-ème, mais le gardien Cillessen détourna du bout des doigts.

C'était le tournant du match.

Van Persie remit en effet les équipes à égalité sur la contre-attaque en lobant magnifiquement Casillas de la tête sur un centre non moins remarquable de Blind.

Robben, ensuite, dans son style caractéristique, porta les Pays-bas au commandement sur une nouvelle passe en or de Blind à la 53-ème.

Van Persie, devenu le seul joueur néerlandait buteur lors de trois mondiaux, fit ensuite trembler la barre à la 61-ème.

Deux bévues très inhabituelles de Casillas permirent ensuite à De Vrij (64-ème) et Van Persie (72-ème) de faire monter le marquoir à 4-1.

Robben inscrivit ensuite le numéro 5 au terme d'un raid irrésitible à 10 minutes de la fin.



Sur le compte Twitter de l'équipe espagnole, les réactions ne se sont pas faites attendre.

"Les deux qu'il reste sont ceux qu'il faut gagner", souligne Andrés Iniesta. Tandis que Vicente del Bosque parle d'un "moment délicat".