Jet de banane, huées pendant l'hymne, Neymar pris pour cible: la rencontre Brésil - Tunisie dérape complètement

La rencontre a été entachée de plusieurs polémiques dont un jet de banane inacceptable.

Jet de banane, huées pendant l'hymne, Neymar pris pour cible: la rencontre Brésil - Tunisie dérape complètement
©AFP

Le Brésil est prêt. Face à la Tunisie, les Auriverde ont littéralement étrillé les Aigles de Carthage avec une victoire 5-1. Mais les joueurs retiendront-ils cela de cette rencontre au Parc des Princes? Pas certain. Dans un stade acquis à la cause tunisienne, les polémiques se sont accumulées sur et en dehors des terrains.

Avant la rencontre, l'ambiance était électrique avec des fumigènes un peu partout aux abords du stade. Ce qui n'est pas répréhensible mais promettait une soirée mouvementée. Une ambiance électrique qui s'est vérifiée dès les hymnes nationaux. L'Hino Nacional Brasileiro a été copieusement sifflée. Un manque de respect qui a été très peu au goût de Marquinhos. Sur des images, on voit le capitaine du PSG secouer la tête et jeter un regard noir envers le public, visiblement irrité. Lorsque le match a débuté, les sifflets se sont poursuivis lors de chaque touche de balle des artistes brésiliens. Pourtant, les Sud-Américains recevaient sur le papier. Mais le Maracana était bien, bien loin.

Un jet de banane inacceptable

À la 19e minute, Richarlison donne un coup de froid au Parc. Alors que le public tunisien fête encore l'égalisation, l'attaquant climatise le stade sur une superbe passe de Raphinha. Les coéquipiers du joueur de Tottenham encerclent le joueur afin de le féliciter pour ce but synonyme de 2-1. Sur des images, on aperçoit une banane aux alentours de Richarlison. Une réaction qui n'a évidemment pas échappé aux hommes de Tite. À commencer par le défenseur Thiago Silva. "J'étais triste pour le jet de banane sur Richarlison. Ce n'est pas le foot. Le foot, c'est supporter ton équipe. Sur le terrain, on essaye de donner le maximum pour notre sélection, mais des gestes comme ça, ce n'est pas bon pour le foot", a déclaré l'ancien capitaine du PSG.

Arrivé cet été du côté de Manchester United, Casemiro a lui exigé des sanctions. "On ne peut pas laisser passer ça, c'est très grave. On voit ce genre de racisme, c'est inévitable. C'est de l'éducation. Nous avons un pouvoir très grand. Il doit y avoir une très grosse punition. Même notre président nous en a parlé parce qu'il est gêné par tout ça. C'est inacceptable". Touché directement, Richarlison espère que le coupable sera retrouvé pour "être puni" afin que cela "serve de leçon à tous ceux qui veulent faire la même chose."

Neymar pris pour cible

Bien reçu au Havre lors du match amical précédent contre le Ghana (3-0), Neymar a connu un accueil pour le moins difficile au Parc. Assez paradoxal tant il illumine le stade cette saison avec les Franciliens. Comme le prouve son implication sur 22 buts toutes compétitions confondues depuis le début de la saison (13 matchs, 12 réalisations, 10 passes décisives). Ciblé par les supporters adverses, il a été davantage sifflé que ses partenaires lors de chacune de ses touches de balle. Il a également été visé par des lasers lors de l'ensemble de la rencontre et plus particulièrement à la 27e minute lors de son penalty. Un traitement de faveur qui n'a pas semblé trop perturber le numéro 10 qui a parfaitement pris le gardien à contre-pied.

Au-delà de son but, le Ney a également été pris à partie par les hommes de Jalal Qaderi. Pourtant, c'est bien lui qui a écopé du premier carte jaune. Un arbitrage qui a eu le don de l'énerver. "Avec moi, tout est différent", a-t-il pesté après la rencontre. J'ai subi une faute en deuxième période alors qu'on lançait une contre-attaque. Le gars m'attrape et n'a même pas reçu un carton jaune. Moi, je fais une faute sur le défenseur, sans avoir fait exprès de lui marcher dessus. Parfois, il faudrait un peu plus de bon sens..."

Avec tous ces incidents, que retiendront les hommes de Tite? Pour Danilo, le Brésil gardera surtout le positif. "C'était un test psychologique différent", a-t-il assuré en zone mixte. "On doit faire face à tout type de situation. Mais c'était un bon match. On a répondu de manière intelligente et comme on a voulu, c'est-à-dire marquer des buts indépendamment de l'adversaire." Une chose est certaine, ce Brésil fait peur. Prêts mentalement, avec une défense solide et un vivier offensif impressionnant, les Auriverde seront, à coup sûr, l'un des favoris au Qatar.

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