Le tirage au sort pour la Coupe du Monde de football 2022 au Qatar a donné naissance à son traditionnel "groupe de la mort". Issue du chapeau 1, l'Espagne a, malheureusement pour elle, hérité de l'épouvantail allemand. Le Japon, sorti du dernier mondial avec les honneurs par les Diables rouges après un match mémorable, aura fort à faire pour espérer accrocher une place qualificative. Enfin, la Nouvelle-Zélande ou le Costa Rica, qui disputeront un match de barrage intercontinental le 13 ou 14 juin, voudront faire déjouer les pronostics. 

Décryptage de ce fameux groupe E qui risque de donner des sueurs froides aux supporters.

L'Espagne: la jeunesse au pouvoir

Après une décevante élimination en 1/8 de finale du mondial 2018 face à la Russie, l'Espagne semble renaître de ses cendres. La Roja reste en effet sur de superbes performances sur la scène internationale: une demi-finale perdue aux tirs au but face à l'Italie à la Coupe d'Europe 2020 (1-1) et une défaite en finale de la Nations League contre les champions du monde français (1-2).

Portée par une nouvelle génération prometteuse, les Espagnols se remettent à rêver d'atteindre les sommets du football. Et le réveil du FC Barcelone n'est certainement pas étranger à cela. Après des débuts cauchemardesques, le club catalan écrase à nouveau tout sur son passage. Les jeunes Pedri, Gavi ou Adama Traoré font tourner la tête des adversaires et apprennent les ficelles du métier auprès du grand Xavi. De bonnes augures pour la Roja !

L'Allemagne: le géant endormi

Même si la Mannschaft a connu des désillusions terribles ces dernières années, ce serait une erreur d'enterrer trop vite cet ogre du football. 

La défaite face aux Three lions à l'Euro 2020 a été synonyme de la fin de l'aventure pour Joachim Löw. L'équipe était vraisemblablement arrivée à la fin d'un cycle et l'arrivée à sa tête d'Hansi Flick pour remotiver les troupes ne peut être qu'une bonne nouvelle. L'entraîneur, qui a tout remporté avec le Bayern Munich, aura fort à faire pour tenter de renouveler une Allemagne qui se cherche encore.

Les similitudes avec le Bayern lors de la saison 2019 devrait d'ailleurs servir d'avertissement aux adversaires: les Bavarois connaissaient un début de saison catastrophique avant qu'il ne reprenne l'équipe en main et parvienne à accrocher un sextuplé historique. 

Le groupe E est prévenu !

Le Japon: les Samouraïs Bleus en embuscade

Face aux deux favoris de la poule, les Japonais devront se montrer sous leur meilleur jour s'ils veulent espérer passer au tour suivant.

 Pour cela, ils pourront notamment faire confiance à plusieurs joueurs évoluant dans notre championnat. Le Genkois Ito et l’Unioniste Mitoma voudront répondre présents et prouver qu'ils ont leur place dans ce mondial. Ils pourront évidemment compter sur les talentueux Minamino (Liverpool) et Kubo (en prêt par le Real Madrid au RCD Majorque) qui devront assumer leur statut de joueurs-stars de l'équipe nippone.

La Nouvelle-Zélande ou le Costa Rica: l'inconnue dans l'équation

Les deux équipes doivent s'affronter le 13 ou 14 juin prochain. Quel que soit le vainqueur de la rencontre, il constituera le point d'interrogation de ce groupe I. 

Mis à part Keylor Navas, Chris Wood encore Bryan Ruiz, ex-joueur de Jupiler Pro League, aucun non ronflant ne ressort véritablement chez ces deux nations. Le petit poucet qui sortira victorieux tentera d'éviter d'être un oiseau pour le chat. 

Une Coupe du monde n'en serait évidemment pas une sans surprise et il pourrait bien s'agir de l'une de ces deux équipes.