"Le fait de pouvoir passer à une Coupe du monde tous les deux ans ça me donne le sentiment de la banaliser, c'est le mot le plus juste je pense", a estimé Deschamps, vainqueur du trophée planétaire comme joueur en 1998 puis comme sélectionneur des Bleus en 2018. "Je ne veux pas faire l'ancien combattant, mais on est habitués, la Coupe du monde c'est tous les quatre ans. Jusqu'à maintenant c'était très bien comme ça", a-t-il ajouté. A l'origine de cette idée controversée, la FIFA a ouvert le débat sur un doublement de la fréquence de sa compétition reine à partir de 2028, alors qu'elle se tient tous les quatre ans depuis 1930 chez les hommes et 1991 chez les femmes. 

Confrontée à une vague de réactions hostiles à ce projet, la FIFA a consulté jeudi les plus de 200 fédérations nationales lors d'un sommet virtuel officiellement consacré aux calendriers internationaux au-delà de 2024. Un rapport complet sera publié en novembre 2021 et un "sommet global" sera organisé d'ici à la fin de l'année, a fait savoir l'instance mondiale dans un communiqué. Interrogé avant cette réunion des fédérations, Didier Deschamps avait néanmoins souligné qu'une convergence d'intérêts pourrait émerger en faveur d'une telle réforme. "Si les intérêts sont communs et suffisamment importants pour la majorité, on pourra arriver à ce cas-là, mais je pense qu'à cette période-là je ne serai plus concerné, donc je regarderai", a ajouté Deschamps dans un sourire, alors que son contrat actuel avec les Bleus doit s'achever après le Mondial-2022 au Qatar.