Le Qatar fait l'objet de nombreuses critiques, et pas seulement en raison des allégations de violations des droits de l'Homme, notamment dans la construction des stades. On craint également que les matches soient peu suivis. Les supporters qui viendront dans l'État du Golfe devront également se plier à des règles strictes davantage qu'ils ne le souhaiteraient. Dans la culture musulmane conservatrice du Qatar, les femmes et les hommes portent ainsi, dans la plupart des lieux publics, des vêtements qui couvrent leurs épaules et leurs genoux, tandis que l'alcool n'est servi que dans les hôtels de luxe.

Hassan Al Thawadi a souligné qu'il appartient aux opérateurs privés d'autoriser les vêtements qui violent le code vestimentaire, tels que les chemisettes et les shorts, dans les lieux commerciaux. De l'alcool sera disponible dans les zones désignées telles que les fan zones. En outre, le Qatar étudie les possibilités de soustraire au système judiciaire local les atteintes plus graves à la moralité et à la décence, telles que l'ivresse publique des supporters.

L'impact économique exact du tournoi sera plus clair une fois que la Coupe du monde, qui aura lieu en novembre et décembre de l'année prochaine, sera terminée, a insisté le directeur du comité chargé de préparer l'événement. Il s'attend à ce que les secteurs de la construction et du tourisme en bénéficient le plus.

Le Qatar veut utiliser le tournoi pour faire étalage de sa transition rapide d'une petite enclave de plongeurs de perles à une métropole du Golfe. La construction des stades ne représente qu'une partie des dépenses d'infrastructure engagées avant l'événement. Parmi les autres projets dans lesquels des sommes importantes ont été investies figurent un système de métro, l'extension d'un aéroport et la construction d'une nouvelle ville. La valeur totale de tous ces plans de construction est estimée par les experts à 300 milliards de dollars.

Malgré la pandémie de coronavirus, les préparatifs du tournoi vont bon train. Selon Hassan Al Thawadi, qui était déjà impliqué il y a dix ans dans la candidature du Qatar à la Coupe du monde, celle-ci doit permettre d'accélérer de nombreuses initiatives dans le pays, notamment en matière de développement urbain et de diversification économique.