Lors de la victoire des "Three Lions" (4-0) face à la Hongrie en match de qualification pour le Mondial 2022, des médias britanniques avaient fait état de chants racistes, notamment de cris de singe, visant le milieu de terrain Jude Bellingham et l'attaquant Raheem Sterling.

Juste avant le coup d'envoi, les joueurs anglais avaient été hués par la majorité des 60.000 supporters hongrois présents dans le stade pour avoir posé le genou à terre dans un geste symbolique pour dénoncer le racisme.

La commission de discipline de la FIFA, qui a ouvert une enquête le 3 septembre, a imposé à la MLSZ une amende de 200.000 francs suisses (184.700 euros) ainsi qu'une rencontre à domicile à huis clos. S'ils récidivent, les Hongrois risquent un deuxième match sans spectateurs, avec "un sursis de deux ans".

La justice interne de l'instance a pris en compte "la gravité des incidents constatés", ajoutant aux "paroles et actes racistes" le "jet d'objets", l'utilisation d'engins pyrotechniques et le "blocage d'escaliers", a-t-elle énuméré dans un communiqué.

Invitée à sévir par le gouvernement britannique après la rencontre, la FIFA dit condamner "toute forme de racisme et de violence, ainsi que toute autre forme de discrimination ou d'abus", promettant une "tolérance zéro face aux comportements déplorables qui touchent le football".

En juillet déjà, la MLSZ avait été sanctionnée de trois matches à huis clos (dont un avec sursis), cette fois par l'UEFA, pour le "comportement discriminatoire de ses supporters" lors des trois matches disputés par sa sélection à l'Euro.

Des cris racistes à l'encontre de joueurs noirs de l'équipe de France avaient notamment été lancés depuis la tribune où se trouvaient les ultras hongrois à Budapest, le 19 juin. L'UEFA avait également enquêté sur des banderoles ou pancartes homophobes brandies par des supporters durant les autres rencontres du premier tour contre le Portugal et l'Allemagne.