Un seul point au menu du jour, mais un raz-de-marée : l’instance mondiale va annoncer que le Mondial 2022 se disputera finalement non pas à 32 mais à 48 équipes, comme elle l’avait souhaité ! Le projet d’une Coupe du monde élargie au Qatar était tombé à l’eau en 2019, “pour des raisons politiques et logistiques”, et le passage à 48 avait été repoussé en 2026, pour la compétition organisée par les USA, le Canada et le Mexique. Mais Gianni Infantino veut tout bousculer, juste avant le tirage au sort de la phase finale.

Le président de la Fifa a dû abandonner (temporairement ?) son projet de Mondial biennal, jeudi à Doha. Alors, il a obtenu une contrepartie, s’assurant des votes favorables pour sa proposition de dernière minute ce vendredi 1er avril. Car le Suisse veut repêcher un gros poisson. Infantino n’a pas oublié ses origines italiennes (ses parents sont originaires de Pescara). Il a été marqué par l’élimination des Azzurri, privés de désert par une Macédoine indigeste. Pour son deuxième Mondial (il est président de la Fifa depuis 2016), il ne veut pas vivre une deuxième Coupe du monde sans l’Italie et ses quatre étoiles sur le maillot, d’autant plus après son sacre à l’Euro. Il a été sensible aux arguments de Leonardo Bonucci qui a critiqué le système de qualification, et la tenue des barrages sur un seul match. L’idée d’Infantino est simple : repêcher 16 barragistes ! Les 5 Africains malheureux, 3 barragistes des autres continents et 8 en Europe… dont l’Italie bien sûr, pas du menu fretin !

Ces 16 nations “invitées” seront versées dans deux nouveaux pots ce soir. Deux anciens footballeurs, le Sud-africain Mark Fish et l’Allemand Olaf Thon, qui avaient l’habitude de secouer les filets, ont d’ailleurs été appelés en renfort pour le tirage au sort…