Les dirigeants montois n’ont pas tardé à réagir suite à l’échec des négociations avec Benjamin Mokulu. Mercredi soir, sur le coup de 23h30, Alain Lommers a enfin reçu le feu vert de La Gantoise pour le transfert définitif de Shlomi Arbeitman, prêté par les Buffalos en janvier dernier, mais que la direction montoise n’avait pas pu embrigader plus tôt en raison d’une option d’achat jugée trop importante.

Cette fois, l’attaquant israélien de 28 ans, auteur de 3 buts en 9 matches avec Mons en fin de saison dernière, a paraphé un bail de trois saisons. Au Tondreau, on refuse de parler de troisième choix après les tentatives infructueuses en ce qui concerne Nfor (la piste n’est pas abandonnée pour autant) et Mokulu. "Notre volonté a toujours été de conserver Shlomi, mais nous étions face à une option d’achat très importante ainsi que l’incertitude liée à Perbet", explique Alain Lommers. "Malgré nos discussions avec Mokulu, nous n’avions pas rompu le contact avec l’attaquant israélien. La preuve..."

Rarement un joueur n’avait paru si heureux à l’entraînement. Déjà présent au stade ce jeudi matin, le natif de Netanya respirait la joie de vivre. Il faut dire que depuis le début de la préparation, il s’entraînait dans le noyau B de Gand en compagnie, notamment, de Mamoutou N’Diaye et d’Elimane Coulibaly. "Je suis très heureux de pouvoir clore définitivement le chapitre gantois", souffle le sympathique Shlomi. "Depuis la fin de saison dernière, je n’espérais qu’une chose : revenir à Mons, où je me suis senti à la maison dès le premier jour."

Successivement passé par le Beitar Jerusalem, Petah Tikva, Maccabi Haifa, Hapoel Tel Aviv et encore le Maccabi Haifa avant de tenter sa chance à Gand, l’international israélien se dit en bonne forme et prêt à jouer dès samedi à Visé s’il le faut. Malgré son départ de quelques semaines, il a conservé le numéro 10. "Je ne sais pas pourquoi je n’ai pas été mieux considéré à Gand, où mes débuts de saison furent chaque fois bons. Qu’importe, c’est désormais de l’histoire ancienne."

Afin de mettre toutes les chances de son côté, Shlomi pourrait quitter son domicile anversois pour Waterloo, plus proche de Mons. "Sans compter que ma femme et ma fille aimeraient apprendre le français."