Steven De Pauw loue la décision de Mons de nommer un directeur sportif

MONS "C'est plus tranquille mais il est normal que l'atmosphère s'adoucisse quand un nouvel entraîneur débarque. Je suis curieux de voir ce que ça va donner en janvier !"

C'est de cette manière que Steven De Pauw décrit l'ambiance qui berce actuellement le vestiaire montois. Et en lisant entre les lignes, on comprend que la situation pose question. "On nous a fait comprendre qu'un nouveau coach débarquerait. Mais puisque la trêve approche, tout le monde se demande de quoi son avenir personnel sera fait."

Hugo Broos recasé en Grèce, voilà au moins le nom d'un éventuel candidat écarté. Mais il en reste beaucoup en lice. Tout dépend du profil recherché.

"J'y ai déjà réfléchi, mais pour tout vous dire, je n'ai pas encore trouvé" , sourit De Pauw. "D'après les échos, cela a bien fonctionné avec Cartier et c'est peut-être ce vers quoi le club doit se tourner. Mais le plus important, à mes yeux, est qu'un directeur sportif ait été nommé. Il y aura désormais une ligne de conduite et, surtout, un lien entre la direction et le vestiaire. Dans le passé, j'ai eu le sentiment que Thierry Pister avait peur de prendre des sanctions parce qu'il ne se sentait pas soutenu par la direction. Avec Dessy, cela va changer. Je suppose aussi qu'une fois un coach nommé, notre actuel entraîneur assurera une certaine présence aux entraînements. Cela me semble nécessaire pour sentir le vestiaire."

Le départ du Gantois, Steven De Pauw ne l'a pas très bien vécu. Logique, dans la mesure où il venait de gagner ses galons de titulaire.

"Je pensais que le plus dur était derrière moi. Jusqu'à ce fameux jeudi, j'étais dans l'équipe mais tout a changé vendredi. J'étais vraiment déçu. Mais il y avait beaucoup de tensions et du changement était nécessire."

S'il avait, face à Bruges, profité de la suspension de Brahami, celle de Jay pourrait lui offrir une nouvelle chance.

"J'ai continué à travailler, sans faire de déclarations fracassantes. Trois semaines plus tard, j'espère prendre un nouveau départ."

Rien que pour son état d'esprit, l'arrière-droit le mérite.



© La Dernière Heure 2008