Flavien Le Postollec le signalait après la rencontre : depuis son arrivée à Mons en début de saison dernière, jamais Mons n’avait subi trois défaites de rang. Un constat qu’on peut étendre à Enzo Scifo, qui vit, avec le 1/12 actuel, ni plus ni moins que le pire début de saison en D1 de l’Albert depuis la saison 2007-08.

À l’époque, les Dragons encore coachés par José Riga (remplacé par Albert Cartier en janvier) avaient déjà été confrontés à un calendrier défavorable. Avant d’inaugurer leur compteur de victoires face au Brussels, ils avaient perdu à Bruges (2-1), à Mouscron (3-1), à Charleroi (3-1) et face à Lokeren (0-1) tout en partageant l’enjeu contre Malines pour, après cinq journées, ne toujours compter qu’un point. Bilan final ? Une 16e place sur 18 et un maintien acquis sur le fil.

Loin de nous l’idée d’affirmer que les Dragons sont repartis pour pareille galère. Mais force est de constater que les saisons qui ont vu les Hennuyers briller furent celles qui avaient bien débuté : 5/12 lors de la première campagne du club en D1 en 2002-03, 4/12 l’année du premier retour, voire 6/12 et 5/12 lors des deux défuntes cuvées.

Au-delà du bilan mathématique, c’est la manière avec laquelle l’Albert manœuvre pour l’instant qui inquiète. Sans âme, la formation d’Enzo Scifo a eu besoin de rentrer aux vestiaires pour retrouver un semblant d’agressivité. Les fidèles supporters à s’être déplacés attendent toujours la réaction censée succéder à un but encaissé…

Un mal-être symbolisé par Flavien Le Postollec, inhabituellement nerveux et finalement exclu par M. Geldhof. "On s’en sortait bien avec ce 1-0 à la pause. Tactiquement, nous avons rencontré pas mal de soucis face aux médians offensifs de Zulte. Face à cela, il faut être capable de réagir", tranche le capitaine montois, qui n’essaye pas de cacher son inquiétude du moment : "Plutôt que de se voiler la face, soyons conscients de la situation dans laquelle nous sommes. C’est à nous que revient la responsabilité de changer les choses."

Vu le calendrier qui attend Mons, l’éventualité d’un 1/18 n’est pas à écarter. Et pour espérer tout autre résultat qu’une défaite face au Standard, Mons doit changer son fusil d’épaule. "Ce n’est peut-être pas dans le jeu que nous pourrons faire la différence. La rigueur sera plutôt notre meilleure alliée."