On avait pris l’habitude de le voir avec un visage plutôt contrarié après les matches, depuis quelques semaines. Mais cette fois, il arborait le même sourire que celui d’un enfant devant une gaufre à la cannelle. Au moment d’analyser la rencontre, Philippe Montanier ne pouvait cacher sa satisfaction.

"Je trouve qu’on a fait une très bonne première mi-temps, dans le pressing et dans la maîtrise collective. On a eu des opportunités de marquer. Se retrouver à dix a été un coup dur même si Obbi Oulare n’est selon moi par responsable. Il était très frustré de cette injustice car cette exclusion était légère. Mais bon, on commence à avoir l’habitude de jouer à dix (sourire). Et quand Poznan s’est retrouvé à dix à son tour, on a senti qu’on avait la possibilité de gagner. Et on l’a fait."

Grâce à une mise en place bien meilleure que lors des récentes sorties des Rouches. "On a fait des réglages tactiques ces derniers jours. On a aussi responsabilité les joueurs sur leur niveau technique. Et il y a également eu une vraie prise de conscience au niveau de la communication. Tout cela nous a permis de retrouver de bonnes sensations."

Ce qui est également une preuve que le groupe liégeois est solidaire. "On s’en rend compte lors de ce genre de match : il y a une vraie cohésion entre nous. Les joueurs sortis du banc ont d’ailleurs emporté un vrai plus. La règle des cinq changements en Europa League nous a bien aidés. Et je suis très satisfait de la mentalité."

Qui devra être la même face à Anderlecht sur la pelouse du Lotto Park. "Gagner ce jeudi était la meilleure façon de préparer le match de dimanche. Mentalement, cela va nous aider."

Mais le coach des Rouches veut aussi voir ces progrès sur le long terme. "L’important sera de retrouver une certaine régularité, ce qui est le plus dur en football. Pour cela, on est toujours dépendant des joueurs et de leur capacité à jouer à leur meilleur niveau. Mais quand ils le font, c’est satisfaisant."

Et ça donne de la confiance à tout le monde.

Maxime Jacques