L’Excel ira jusqu’au bout des recours possibles

car des pistes existent pour sauver le club

Les joueurs ne se sont pas entraînés hier

MOUSCRON L’Excelsior ira bien en appel ce vendredi (9h30). Après avoir envisagé d’arrêter les frais dès hier s’il n’y avait vraiment plus de raisons d’y croire, le club s’est résolu à poursuivre.

Si l’appel sera jugé ce matin, le verdict ne sera sans doute communiqué qu’en début de semaine prochaine. Histoire de ne pas s’encombrer la vie, en vue de la tenue du match de samedi, avec le côté suspensif du recours au CBAS qu’introduira de toute manière Mouscron.

Car, plus que jamais, le club veut se donner du temps car il entrevoit, depuis un jour ou deux, deux ouvertures – légères mais qu’il entend exploiter à fond – vers une solution.

“Elles nous semblent sérieuses”, souligne Gil Vandenbrouck. “C’est pourquoi nous irons jusqu’au bout pour sauver le club. L’une d’elles s’est manifestée mercredi, l’autre samedi dernier. Nous allons essayer de les exploiter.”

Quelles sont ces pistes ? La première est amenée via Mbo Mpenza, qui a parlé aux joueurs hier, et dont une associée traîne pas mal dans les couloirs et les bureaux de Mouscron ces derniers temps. Elle a d’ailleurs multiplié hier soir les réunions.

C’est la piste la plus sérieuse et elle mène vers un bureau de businessman bruxellois qui a (du moins ça semble logique car l’Excel ne communique pas là-dessus) sous la main un investisseur potentiel. Une piste De Grox bis ? À voir. En tout cas, Jean-Pierre Buyle, l’avocat qui défendra le dossier mouscronnois ce matin, serait lié soit à cette boîte soit à cet investisseur et il se présentera ce matin avec des arguments pour contester la décision ou la légitimé de cette commission d’appel.

Le club en profitera-t-il pour amener des éléments neufs, qui ne peuvent avoir que le contour d’argent frais ? C’était en discussion hier soir.

La deuxième piste mènerait à un club anglais, mais elle n’est pas réellement explorée car peu concrète.

Le feuilleton mouscronnois continue donc et si l’Excel devait épuiser tous les recours possibles (y compris devant la justice civile si le sérieux de la piste le nécessite), il pourrait prolonger son aventure un bon moment.


© La Dernière Heure 2009