Tonci Martic est venu encourager ses anciens coéquipiers face à Charleroi et fera tout pour les soutenir en finale

MOUSCRON Depuis que l'Excelsior de Mouscron s'est hissé au sein de l'élite de notre football, plusieurs joueurs ont marqué les esprits des supporters mouscronnois. Tonci Martic en fait partie et comme d'autres anciens joueurs du Canonnier, il n'hésite jamais à faire un petit crochet par la rue du Stade.

«Je suis en Belgique pour quelques jours et j'en ai profité pour venir assister à la demi-finale face à Charleroi», explique Tonci Martci devenu depuis peu un membre actif de Star Factory, la société de Didier Fresnay. «J'étais dans les tribunes mais je crois que j'étais aussi énervé que les joueurs sur le terrain. C'était très important pour eux de se hisser en finale. C'est un grand moment dans une carrière et c'eût été décevant de passer à côté.»

Et l'ancien médian des Hurlus sait de quoi il parle, lui qui était une des pièces majeures de l'effectif mouscronnois lors de la première finale perdue face à Bruges.

«Je me souviens bien de ce match et pour cause, quelques jours avant, je m'étais blessé à la cheville et je n'avais pas pu être sur le terrain avec mes coéquipiers. Ce fut pourtant un de mes meilleurs souvenirs à Mouscron, même si nous l'avions perdue. Nous étions tous très fiers de voir nos supporters en masse dans les tribunes du stade Roi Baudouin. J'espère que cette année, il en sera de même, et que les joueurs pourront compter sur la même ferveur populaire. Ils le méritent. L'équipe a été critiquée en début de saison mais aujourd'hui, on peut constater qu'elle monte en puissance chaque semaine. Quand on fait autant de changements à l'intersaison, il faut être patient...»

Si ses obligations familiales (il est depuis peu le papa d'une petite Laura) et professionnelles le lui permettent, Tonci sera présent le 13 mai pour soutenir ses anciens coéquipiers.

«Je vais tout faire pour être présent d'autant que j'ai l'impression qu'ils peuvent aller au bout, assure l'ancien numéro huit des Rouge et Blanc. Il y a beaucoup de qualités dans ce groupe et je suis sûr qu'avec Gil, ils sont entre de bonnes mains. D'ailleurs si je n'avais pas eu quelques problèmes de santé et que ma femme n'était pas enceinte, j'aurais accepté avec bonheur la place de T 2 que l'on m'avait proposée. Mais ce n'est peut-être que partie remise. Je suis chez moi ici à Mouscron, et j'espère un jour revenir par la grande porte pour aider ce club qui m'a tout donné.»

© Les Sports 2006