Le nouvel entraîneur de l'Inter a subi sa première défaite depuis son arrivée


ROME Naples a marqué les esprits et pris la tête du championnat d'Italie en s'imposant à l'Inter Milan (3-0), samedi dans un des matches au sommet de la 6e journée qui a légitimé les ambitions du Napoli, et replongé les Nerazzurri dans le doute.

Le cauchemar des Lombards. Après avoir passé 3-1 à l'AC Milan grâce à un triplé d'Edinson Cavani, forfait sur blessure samedi, le Napoli a fait la leçon l'Inter et a de plus en plus l'air d'un candidat au titre, même si Walter Mazzarri répète qu'il est "trop tôt" pour parler de ça.

Naples a ouvert le score après un penalty sifflé pour une faute du Nigérian Joel Obi sur Christian Maggio, à la limite de la surface. Julio Cesar a paré le tir de Marek Hamsik, mais le défenseur Hugo Campagnaro avait suivi et a marqué (43).

Le jeune Nigérian a reçu un second avertissement pour cette faute, une décision de Gianluca Rocchi vertement contestée par les Intéristes, si vertement que Claudio Ranieri aussi a vu rouge, à la pause.

Le nouvel entraîneur de l'Inter subissait sa première défaite depuis son arrivée sur le banc, après deux succès qui avaient relancé la machine.
A 11 contre 10, Naples a fait craquer l'Inter, sur un but de Maggio, homme du match, qui a exploité les atermoiements de Yuto Nagatomo protégeant un ballon qu'il aurait dû dégager (57).

Le Slovaque Hamsik a enfoncé le clou en signant le 3-0 (75) sur une passe de Walter Gargano.

L'équipe de Mazzarri a, de manière éclatante, montré ses "progrès", le mot qui revient tout le temps dans ses discours ("crescita": croissance, littéralement). Le Napoli, qui ne s'était plus imposé à San Siro depuis le 11 décembre 1994 (2-0 contre l'Inter), a frappé les esprits.

L'Inter, en revanche replonge dans le doute, avec la pire défense de Serie A (11 buts encaissés).

+Ricky+ Alvarez, positionné derrière Giampaolo Pazzini et Diego Forlan, a été transparent, comme ses attaquants, et la défense a coulé alors que le Napoli était privé de son arme fatale, Cavani. Ranieri a encore du travail.

Dans le premier match de la journée, l'AS Rome a remporté une deuxième victoire d'affilée en battant l'Atalanta Bergame (3-1), mettant en application le jeu offensif prôné par Luis Enrique. "Ca c'est le football que je veux", a salué l'Espagnol.

Après un début de saison manqué, la Roma a enfin obtenu ses deux premières victoires grâce à Bojan Krkic, qui a marqué son premier but sous ses nouvelles couleurs, Pablo Osvaldo, qui a doublé la mise (31), et le Brésilien Simplicio, auteur du but du 3-1 après la réduction du score par l'Argentin Denis (48), qui rejoint son compatriote Rodrigo Palacio (Genoa) en tête du classement des buteurs (4 buts).


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