Benjamin Nicaise va bien, merci pour lui. Depuis sa démission du Brussels quelques semaines seulement après y être arrivé, l’ancien joueur du Standard et de Mons s’était fait discret. Discret mais pas inactif pour autant.

Partagé entre son domicile de Forest et Liège, le Parisien est pour le moment accaparé par les travaux qui vont, d’ici la fin de l’année, faire de l’ancien club de tennis Tie-break le Soccer Club, un complexe flambant neuf où se côtoieront terrains de foot en salle en synthétique et restaurant.

Un concept qui fait fureur en France et qui ne demande qu’à s’implanter dans les mœurs belges. Pour la DH, Benjamin Nicaise a accepté d’ouvrir des portes que convoitait également Roland Duchâtelet.

Malgré son inactivité sportive, le bad boy repenti n’a pas enflé. Juste quelques kilos pris par ci par là mais pas de quoi pousser son ami Stéphane Pauwels à le comparer à un gros cochon.

D’ailleurs, Al Piccolo Mondo, un restaurant italien situé à deux pas de la Médiacité, c’est du poisson et de l’eau gazeuse qu’il commandera avant de s’ouvrir comme il l’a rarement fait au cours de sa carrière.

Benjamin, parlez-nous de votre projet…

"Cela fait cinq ans que j’y pense. Depuis mon arrivée à Liège, en fait. Ce complexe sera quelque chose de plaisant, de convivial, qui fera la part belle au foot entre copains ou entre collègues, comme à l’époque de la cour d’école où un ballon et deux t-shirts posés au sol suffisaient pour jouer. L’établissement bénéficiera d’installations très haut de gamme et d’un vaste parking, le tout en face du stade."


Le logo de votre établissement annonce du fast-foot et de la slow food. Joli jeu de mots…


 
"Nous proposerons une cuisine française basée sur des produits de qualité. Nous, c’est mon associé Thibaut et moi. Thibaut est un ami d’enfance, français, avec qui j’ai étudié l’hôtellerie et qui a fait toute sa carrière dans l’hôtellerie de luxe. Avant de se lancer à mes côtés, il était directeur de la restauration au Sofitel d’Hanoi, au Vietnam. Ma compagne Céline, qui est attachée parlementaire du député Philippe Blanchart (PS), se chargera de la communication. Le Soccer Club me permettra d’allier mes deux passions : le foot et la cuisine."

N’aviez-vous pas acquis le bâtiment dans l’espoir de le revendre au prix fort à Roland Duchâtelet, qui le convoitait également ?


"À l’époque, un quotidien avait publié un article farfelu sans même chercher à me contacter pour une explication. Je compte bien inviter le journaliste à l’inauguration (rires). Plus sérieusement, ce n’est qu’après avoir acheté le complexe que j’ai appris l’intérêt de M. Duchâtelet. Comme déjà dit, cela faisait cinq ans que ce projet germait dans ma tête. Il ne me manquait que l’emplacement, que je cherchais tous les matins sur immoweb.be jusqu’à ce que je tombe sur cette annonce. J’ai quitté le Standard avant l’arrivée de Roland Duchâtelet. De quoi aurais-je bien pu me venger ?"


Il se dit qu’il vous a proposé le double du prix déboursé. Vrai ?

"Absolument pas. Suite à la parution de l’article en question, nous nous sommes vus, à mon initiative, pour que je puisse lui faire part de mon projet. Bonne idée, m’a-t-il dit !"

Contrairement à d’autres, vous n’avez jamais adopté le bling-bling qui accompagne souvent les joueurs de foot. Si on excepte votre sacoche Louis Vuitton…


  "J’ai la même voiture depuis mon arrivée à Mons en 2007. Une BMW qui affiche 250.000 bornes au compteur. Je me fais souvent chambrer à ce sujet. Mais si j’avais claqué du fric dans une voiture neuve, je n’aurais peut-être pas su être aussi réactif sur ce projet. Quant au Vuitton, c’est un cadeau de Mogi." (rires)