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Le club va lancer une étude d'incidence

LIEGE Une première rencontre "d'information et de contact" sur le nouveau stade que le Standard de Liège entend faire construire a réuni mercredi après-midi, à l'Hôtel de Ville de Liège, les dirigeants du Standard de Liège, soit le directeur général Pierre François et le vice-président Lucien D'Onofrio, le bourgmestre Willy Demeyer et l'échevin de l'Urbanisme Michel Firket ainsi que le représentant de l'ASBL "Projet 2018" de promotion de la candidature belgo-néerlandaise d'organisation de la Coupe du Monde 2018, le sénateur Alain Courtois.

Le fonctionnaire-délégué de la Direction générale de l'Aménagement du Territoire (DGATLP) de la Région Wallonne, ainsi que les dirigeants de l'intercommunale de développement économique Spi+ ont également participé à la réunion. Elle a débouché sur l'annonce concrète du lancement par le Standard d'une étude d'incidence réalisée par un bureau d'études agréé, censée lister et comparer les différents sites potentiels d'implantation.

L'étude sera en partie financée par la Loterie Nationale, via l'ASBL Projet 2018. Il n'y pas d'exclusives au stade actuel, mais une seule certitude: ce ne sera pas sur l'actuel site de Sclessin, jugé trop petit et trop mal situé. "Il nous faut entre 12 et 14 hectares pour développer notre projet, et on ne les a pas à Sclessin, où se posent aussi désormais d'insondables problèmes de mobilité et de parking", explique Pierre François.

La nouvelle enceinte de 40.000 places serait construite avec des partenaires strictement privés, et financée grâce au développement de projets économiques aux abords du stade, sur le modèle de ce qui s'est fait ailleurs en Europe. "C'est pour nous une obligation que de construire un nouveau stade, car dans deux ans, le nôtre ne sera plus conforme aux normes UEFA et nous ne pourrons plus y jouer de Coupe d'Europe", rappelle Pierre François. "Il n'y aura en fait à ce moment-là aucun stade belge conforme", insiste Alain Courtois. "C'est d'ailleurs ce qui nous a poussé à proposer cette candidature 2018 !"

Pour bénéficier de dérogations de l'UEFA, le Standard doit lui présenter un projet économiquement ficelé (pas forcément un stade construit) pour la fin 2009. Le dossier de candidature à la Coupe du Monde sera, lui, rendu fin 2010. Du côté de la Ville, on estime qu'il y a plusieurs terrains susceptibles de faire l'affaire. "Mais il faudra que ce projet non seulement sportif mais aussi économique soit inséré harmonieusement dans le tissu existant", souligne le bourgmestre Demeyer.

Pour rappel, l'un des sites envisagés, l'ancien charbonnage de Patience et Beaujonc à Glain, fait également l'objet de convoitises de la part du centre Hospitalier chrétien. "Les deux dossiers devront être montés en parallèle", souligne l'échevin Firket. "A la limite, il y a même assez de place pour... les deux là-bas, avec près de 40 hectares !"