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MALINES Le gardien de Malines évoque sa carrière et livre de nombreuses anecdotes dans TribuneVIP.
Etes-vous fier de votre carrière?
En tout cas, je n'ai pas de regret ! Je suis partri très jeune en Italie (à 17 ans) où l'on me permettait de devenir numéro 2, comme à Charleroi, mais en gagant dix fois plus. C'est à l'Udinese que j'ai appris à être un homme. J'ai eu l'opportunité de revenir vers 24 ans au Standard. Je n'ai pas de regret car je suis parti en osant dire ce que je pensais (et ce que beaucoup pensaient tout bas....). Je joue aujourd'hui en division1 et en équipe nationale. C'est plutôt pas mal, non?

Vous vous voyez où dans trois, quatre ans?
D'abord, j'espère ne pas être blessé et pourquoi pas jouer dans un plus grand club même si je me plais beaucoup à Malines. Sinon, dans l'absolu, terminer à Charleroi pourrait être sympa, une manière de clôturer la boucle. Une chose est certaine, je ne vais pas faire une carrière à rallonge jusqu'à mes 40 ans. Quand j'aurai moins de plaisir, je mettrai un terme à ma carrière professionnelle et rejoindrai mes amis dans un club amateur juste pour le fun.

Vous avez une anecdote à nous confier?
C'était lors de mon premier match pro avec Charleroi. Après 3 minutes, Zsolt Petry se blesse. Je dois donc monter au jeu. J'avais un long pantalon de gardien avec lequel je m'étais échauffé avant le match. Je souhaite l'enlever pour monter sur le terrain et, malheur, je constate que j'avais oublier mon short au vestiaire! Finalement, j'ai dû me résoudre à garder le pantalon! Les caméras n'ont pas eu les images car à l'époque les bancs de touche étaient en-dessous du niveau de la pelouse...

Vous aviez des idoles étant jeune?
J'ai toujours été impressionné par Michel Preud'Homme, surtout lors de la Coupe du Monde 1994 aux Etats-Unis. Je suis content de l'avooir rencontré et d'avoir travaillé sous ses ordres. C'est quelqu'un de très méticuleux qui ne laisse rien au hasard, même les touches étaient passées en revue. Avec lui, nous travaillions deux fois plus que les autres. C'est un exemple à suivre. Si je deviens un jour entraîneur, j'aimerais bien lui ressembler et appliquer les mêmes méthodes.

Quel est le meilleur entraîneur que vous ayez connu?
Le meilleur? C'est celui qui me fait jouer et progresser, et ce n'est pas une blague! Comme énoncé précédemment, j'aime bien Preud'Homme mais aussi Spaletti. J'ai joué sous les ordres de l'actuel coach de l'AS Rome quand j'étais à l'Udinese.

Le meilleur coéquipier?
David Pizzaro qui est aussi à la Roma. Il était vraiment impressionnant aussi bon du pied gauche que du pied droit! J'ai également eu la chance de compter Jankulowski dans mon équipe. Il joue à Milan aujourd'hui et est capable de couvrir son flanc tout seul sans l'aide d'un milieu. Quelle puissance!

Le joueur le plus redoutable que vous avez affronté?
Je vais dire Frutos car je n'ai toujours pas digéré le 7 à 1 contre Anderlecht, l'Argentin m'avait mis trois buts. Il y a aussi les Jovanovic et Mbokani qui sont imprévisibles. Quand on se retrouve en un contre un face à eux, c'est souvent but. Sinon, avec Udinese, noous avons joué des phénomènes comme Alex ou Adailton mais j'étais sur le banc...

Et l'équipe la plus impressionnante?
C'était le Brésil lors de la Coupe du Monde -20 en Malaysie. J'étais également sur le banc et, sous 40°, les Diablotins se sont inclinés 10-0. Nous n'avons pa touché un ballon... Pour être plus concret, cette année, le Standard possède une très grosse équipe.

Votre meilleur souvenir?
Je suis heureux d'avoir joué contre l'Inter et d'avoir porté la vareuse du Standard. La finale de la Coupe de Belgique face à Bruges reste également un bon souvenir malgré la défaite. Je n'oublie pas l'honneur que l'on me fait quand on me propose de porter la vareuse des Diables.

Le pire souvenir?
Je n'en ai pas! Je ne peux pas me plaindre, je fis un métier merveilleux. La seule chose que je redoute, ce sont les blessures mais jusqu'à présent j'ai été épargné par les gros soucis. Pourvu que cela dure!

© La Dernière Heure 2008