"On était déjà habitué à être la bête noire comme gardien"

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"On était déjà habitué à être la bête noire comme gardien"
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Preud'homme, Maes, Vande Walle et Mathijssen, tous T1, expliquent leurs atouts comme ex-gardiens


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BRUXELLES Quelles qualités de gardien ont aidé nos quatre ex-portiers à devenir entraîneurs ? Michel Preud'homme, le plus grand dernier rempart des vingt dernières années, s'explique : "En tout cas, on est habitué à la critique. Un gardien qui commet une bourde se fait massacrer, et il en va de même pour un coach. Cela aide à relativiser les choses."

Philippe Vande Walle don- ne raison à son collègue : "Comme gardien, on est toujours sous pression. Un nouveau joueur de champ reçoit un temps d'adaptation de quelques semaines. Un gardien ne peut pas se permettre la moindre erreur, et ce, dès le premier match. Sinon, il est la bête noire. Un joueur de champ peut se cacher. Un gardien pas, et un entraîneur non plus."

Michel Preud'homme : "On comprend mieux une soi-disant bourde"

Preud'homme a eu Goethals comme entraîneur et n'est pas près de l'oublier. "Goethals était fort exigeant pour ses gardiens, parce qu'il trouvait que c'était un des postes les plus importants de tous. Il acceptait qu'un gardien se comportât différemment parce qu'il avait été gardien lui-même. Notre avantage est qu'on comprend un gardien. Parfois, quand tout le monde parle d'une bourde d'un gardien, moi, je comprends comment le ballon a pu rentrer dans le but."

Jacky Mathijssen est un meilleur entraîneur que gardien. Mais ses quinze années comme gardien pro lui ont donné un bon coup de main.

"Un gardien doit anticiper, coacher et être dominant, tout comme un entraîneur, dit-il. Au but, on apprend à communiquer sous pression, pour éviter le danger. On a une parfaite vision du jeu. Ce ne serait pas mal de filmer un match de derrière le but. Le tableau tactique qu'un entraîneur montre à ses jou- eurs avant un match est quand même vertical, et non horizontal ?"

Peter Maes : "À Anderlecht, j'ai appriset entendu un tas de choses sur le banc"

Peter Maes, ex-gardien réserve à Anderlecht, est le coming man parmi les entraîneurs : "Jadis, le cliché voulait qu'un gardien dût devenir entraîneur des gardiens, et rien de plus. Heureusement, cette thèse a été infirmée. J'ai eu la chance d'avoir passé six ans sur le banc à Anderlecht, à côté de grands coaches. Ils agissaient sous pression. Moi, par contre, je savais réfléchir plus sereinement. J'ai appris un tas de choses. Et au niveau de l'organisation, un ex-gardien est avantagé par rapport, par exemple, à un ex-avant."



© La Dernière Heure 2007

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