Les deux amis ont souvent choisi des voies parsemées d'embûches

TONGRES "Le Brussels est à l'image de ce que j'attendais. J'y ai découvert un groupe où il règne une excellente ambiance. On reste souvent ensemble après les entraînements malgré les distances qui séparent nos domiciles. Cela crée des liens, notamment entre des gars d'expérience, agréables et qui vivent pour leur club."

Éric Deflandre ne regrette pas une minute son passage du Standard au Brussels. "La faute de mon départ revient à la direction. Cela fait partie du jeu mais cela m'a étonné après une bonne campagne. Dans la vie, on ne fait pas toujours ce qu'on veut, l'important est d'être juste avec soi-même. J'avoue avoir tourné le dos aux Liégeois après qu'ils n'eurent pas respecté leur parole, une question de fierté. Dans ma carrière, je n'ai jamais choisi la facilité. Lors de mon départ de Bruges, je pouvais signer aux Rangers ou à Liverpool. Je suis allé à Lyon qui me désirait mais qui n'avait encore rien gagné. Je marche toujours aux sentiments. C'est pour cela que j'ai quitté le Standard pour signer pour deux ans avec Johan Vermeersch dont le discours m'a accroché."

Pourtant, le Liégeois ne cache pas les sentiments qu'il entretient toujours pour les Rouches . "On décrit le Standard comme un club spécial. Il s'y passe toujours quelque chose. Or l'ambiance dans le vestiaire y était encore excellente l'an passé. Il y a des frictions comme partout mais elles sont bien vite effacées. Par la plus grande présence des médias, tout est souvent multiplié inutilement. La pression y est plus importante comme les attentes. Mais n'est-ce point le lot de tous les clubs à son niveau ?"

À peine un an et demi après son arrivée, Igor De Camargo s'est déjà érigé en leader au Standard. "Mon intégration fut notamment facilitée par des gars comme Éric. La pression y est plus grande qu'au Brussels mais ce sont deux clubs pros avec des objectifs différents mais des attentes aussi importantes. Le risque est toujours présent quand on change de club mais il faut être animé de la confiance nécessaire et le désir d'accomplir un pas en avant. Au Standard, il faut se donner à fond tous les jours pour gagner le respect de tous. Je suis fier que le staff m'ait fait confiance en me nommant vice-capitaine dans la foulée d'un garçon comme Éric que je me plais toujours à écouter. Je rêve d'une carrière comme la sienne et je suis heureux d'avoir été son équipier. Il m'a permis d'emmagasiner une partie de son expérience. Je crains d'ailleurs qu'on en manque à un moment ou à un autre suite aux départs des anciens. L'ambiance ? À ce niveau, le départ d'Éric est aussi une perte. On rigole beaucoup, parfois un peu trop, mais on travaille aussi ! Les jeunes d'aujourd'hui sont plus vite matures; on l'a déjà prouvé à Zulte-Waregem."



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