Mark Volders ne veut pas tirer de conclusions hâtives pour Mouscron

MOUSCRON En se retournant à quatre reprises dimanche pour la première sortie des Hurlus , Mark Volders a bien mal débuté sa saison même si on ne peut pas lui reprocher grand-chose sur les buts. En bon professionnel qu'il est, le portier a d'ores et déjà tiré un trait sur ce mauvais souvenir: "Cela fait évidemment très mal mais c'est déjà oublié . Sur le moment, c'est très difficile d'autant qu'on s'attendait à un autre départ. Cela ne sert à rien de se lamenter, le principal, c'est que nous tirions les leçons de cette défaite."

Le plus surprenant dans cette défaite concédée face à La Gantoise, c'est qu'à part Oussalah, le onze de base était identique à celui de la saison dernière, ce qui aurait dû permettre de profiter des automatismes, mais ce ne fut pas le cas. À la décharge des Mouscronnois, le système prôné par le nouvel entraîneur est foncièrement différent de celui de l'année passée. "Je savais qu'on jouerait comme ça . Et c'est vrai que c'est un changement pour nous qui sommes habitués à évoluer en 4-4-2 mais nous sommes des professionnels et nous devons pouvoir nous adapter à toutes les situations. En tout cas, on ne doit pas se cacher derrière ce nouveau système de jeu pour masquer nos errements."

Ce que le gardien des Frontaliers regrette par-dessus tout, c'est l'attitude du groupe après le premier but gantois. "Lorsque Grégoire a ouvert la marque, j'ai vu des attitudes qui me déplaisent, on a trop rapidement baissé la tête même si nous avons bien réagi en égalisant rapidement. On ne peut pas faire preuve de fatalisme après avoir encaissé un but car cela décuple le moral des adversaires qui se disent : Ça y est, ils sont morts, maintenant on va les enfoncer. L'année dernière, ce défaitisme nous a fait perdre des points et je ne veux plus vivre ce genre de situation."

Surtout que samedi soir face à Saint-Trond, il faudra faire preuve de courage et d'abnégation. "Si on ne va pas au Staaien avec un esprit de guerrier, ce n'est même pas la peine d'effectuer le déplacement. Là-bas, c'est la mentalité qui fait la différence. Peu importe la manière, il faudra revenir avec quelque chose."



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