"Face aux évènements des derniers jours (...) je suspends avec effet immédiat mes fonctions en tant que président de Benfica", a-t-il indiqué dans un message lu par son avocat, Manuel Magalhaes e Silva.

M. Vieira, 72 ans, a été arrêté mercredi et placé en garde à vue pour être entendu par un juge d'instruction du tribunal de Lisbonne.

Au cours de l'opération baptisée "Carton rouge", les autorités avaient mené une quarantaine de perquisitions dans les régions de Lisbonne et Braga (nord), dans le cadre d'une enquête portant sur des soupçons d'abus de confiance, escroquerie aggravée, falsification, fraude fiscale et blanchiment d'argent, a alors informé le Ministère public.

En cause, "des affaires et des opérations de financement d'un montant total supérieur à 100 millions d'euros qui peuvent avoir provoqué des pertes élevées pour l'Etat et plusieurs sociétés", a précisé le parquet.

En plus du président du Benfica, l'enquête a débouché sur l'arrestation de trois autres suspects: le fils aîné de M. Vieira, un homme d'affaires qui aussi est le premier actionnaire individuel de la société anonyme sportive du Benfica, et un avocat qui agissait comme intermédiaire dans le transfert de joueurs.

Selon plusieurs médias locaux citant des éléments du dossier, Luis Filipe Vieira aurait lésé le club, l'Etat portugais et la banque Novo Banco, auprès de laquelle il avait réalisé d'importants emprunts.

"Il est convaincu de son innocence", a affirmé son avocat.

Luis Filipe Vieira dirige le Benfica depuis 2003 et sa présidence a été émaillée ces dernières années par plusieurs affaires judiciaires, le visant directement ou l'impliquant indirectement, autour de faits de blanchiment d'argent, fraude fiscale, corruption et trafic d'influence.