Sam Allardyce, l'ex-sélectionneur de l'Angleterre, a assuré qu'il n'était pas visé par l'enquête ouverte vendredi par la police de Londres sur des soupçons de corruption dans le football anglais suite aux révélations du Daily Telegraph fin septembre.

"Je ne serai pas l'objet d'une enquête de police. J'ai reçu la confirmation aujourd'hui (vendredi) de la police du Londres", a expliqué le technicien, qui avait été contraint à quitter ses fonctions au bout de seulement 67 jours en poste, après avoir été piégé en train de révéler à des journalistes qu'il était aisé de contourner certaines règles sur les transferts.

"J'ai toujours été convaincu que ce serait le cas, car il n'y avait aucune preuve contre moi. Je vais maintenant demander à la Fédération qu'elle prenne ça en compte aussi vite que possible", a-t-il continué dans un communiqué.

La police a annoncé ouvrir une enquête sur "un fait présumé de corruption" à la suite des révélations du Daily Telegraph, mais Allardyce ne serait donc pas concerné.

Fin septembre, le quotidien britannique avait expliqué que plusieurs entraîneurs anglais, actuels ou passés, tentaient ou avaient tenté, contre rétribution, d'enfreindre les règles de la Fédération anglaise (FA) en matière de transfert.

Le journal avait aussi montré, vidéo à l'appui, Allardyce expliquant à ceux qu'il croit être un groupe représentant les intérêts d'investisseurs asiatiques comment il est possible de contourner les règles de la FA en matière de tierce propriété (TPO).

Sauf que, les faux investisseurs étaient en réalité des journalistes enquêtant sur la corruption dans le football anglais. Et que la pratique, qui consiste pour un club à céder les droits économiques d'un joueur à un fonds privé en échange d'un futur partage du montant du transfert, est interdite en Angleterre depuis 2008.

Pire, il avait accepté de se rendre à Singapour et à Hong Kong afin de monnayer ses conseils pour une somme de 400.000 livres sterling (environ 461.000 euros).

Allardyce, 62 ans, avait reconnu une "erreur de jugement", après avoir quitté son poste le 27 septembre.

L'ancien entraîneur de West Ham et de Sunderland n'était resté que 67 jours en fonction et n'avait passé qu'un match à la tête de l'Angleterre en Slovaquie, une victoire 1-0 en qualification pour la Coupe du Monde 2018.

Gareth Southgate a été chargé d'assurer l'intérim à la tête des "Three Lions".