Alors qu’ils espéraient être fixés demain, les Hurlus patienteront

MOUSCRON La direction avait promis aux joueurs qu’ils seraient fixés ce mercredi. Ce ne devrait pas être le cas puisque tant Philippe Dufermont qu’A-lain Zenner et Gérard Delvaux, nommés hier mandataires de justice par ordonnance du Tribunal de 1re instance de Tournai, poursuivent leurs recherches et consultations et que celles-ci devraient se terminer au plus tôt fin de cette semai- ne.

En gros, un mandataire de justice est une sorte de médiateur qui obtient une mission précise de la justice avec un délai défini qui est, dans le cas qui nous occupe, la période allant jusqu’au 23/12 (le lendemain de la réunion de la Ligue Pro).

Pendant ce temps, les mandataires consultent, se documentent et dirigent vers certaines décisions. Officieusement, A-lain Zenner s’est donné jusqu’en fin de semaine pour obtenir de vrais éléments nouveaux (lisez : offre).

“Monsieur Delvaux s’est plon- gé dans le détail des chiffres pour avoir une analyse la plus parfaite possible de la situation” , assure Alain Zenner.

Les diverses parties ont déjà conclu qu’un éventuel sauvetage passerait par la création d’une nouvelle société, en société anonyme et plus en asbl, qui rachèterait le matricule (la valeur de celui-ci, essentiellement celle du noyau, est étudiée pour l’instant).

Outre ce rachat, les repreneurs devraient assumer le passif dit fédéral (1,5 million, le reste des dettes étant négociable mais pas nécessairement effacé) et être capable d’assumer le fonctionnement du reste de la saison, ce qui est estimé à trois millions (500.000 euros par mois). Sans compter un fond de roulement indispensable soit, au bas mot, un minimum de cinq millions.

Actuellement, les diverses parties (André Antoine, la ville de Mouscron, l’IEG, le club, Capitalium Consult , Alain Zenner, Gérard Delvaux, etc.) mettent en place le plan financier et recherchent les personnes capables d’investir dans ce projet en sachant que Dufermont serait prêt à (re) mettre un peu moins de 700.000 euros.

Une aide d’état, sans folie, est également envisagée via la Sogepa, qui vient en aide aux entreprises en difficulté.



© La Dernière Heure 2009