Cedomir Janevski ne s'attendait pas à recevoir si vite sa chance comme entraîneur principal

BRUGES Il y a un an et demi, Cedomir Janevski avait dû y aller de sa poche pour rompre son contrat d'entraîneur des espoirs au Club afin de suivre Trond Sollied en Grèce. Au-jourd'hui, c'est par la grande porte que le Macédonien revient à Bruges, où il aura la délicate mission de ramener l'esprit brugeois au sein de l'équipe. "Après notre limogeage à l'Olympiakos, je pensais que je bénéficierais de six mois de repos avant d'être à nouveau actif dans le football. Finalement, je n'ai eu qu'une semaine de vacances", expliquait hier le nouvel entraîneur des Blauw en Zwart . "Mais c'est avec grand plaisir et surtout avec beaucoup de fierté que je relève le défi que le président m'a proposé. Je crois beaucoup dans ce grou- pe, qui a des qualités indéniables. Pour le même prix, cette équipe enfilait deux ou trois buts à Roulers et je ne serais pas là aujourd'hui !"

Cedo n'a rien perdu de la classe qui était la sienne lorsqu'il était joueur. Serein, il semble prêt à endosser un rôle tout à fait nouveau pour lui. "Devenir entraîneur principal a toujours été l'une de mes ambitions mais je dois bien reconnaître que je ne m'attendais pas à ce que cela arrive aussi vite. Je sais que la pression sera grande : pour tout entraîneur, seuls les résultats comptent. Je suis également conscient qu'en trois jours, je ne vais pas apporter du football champagne dans le jeu de l'équipe. En fait, j'ai peu de choses à changer pour que les succès reviennent : c'est avant tout une question de confiance. Si on remporte la victoire à Beveren, j'ai le sentiment que les joueurs pourraient se libérer définitivement. Décrocher un ticket européen n'est pas une utopie. Cela reste possible via le championnat, même si le chemin le plus court est bien évidemment la Coupe..."

Hier, le nouveau patron des Blauw en Zwart a eu un premier contact avec Jan Van Winkel, le préparateur physique, et Dany Verlinden, qui reste entraîneur des gardiens. Aura-t-il un autre assistant ? "Pour l'instant, beaucoup d'interrogations n'ont aucune réponse. Nous verrons dans les prochains jours. Mon discours est le même concernant le poste de directeur sportif : nous avons besoin de quelqu'un."

S'exprimant toujours très bien en français, Janevski rencontrera le groupe pour la première fois aujour- d'hui. "J'ai l'avantage de déjà connaître près de 70 % des joueurs, que j'ai côtoyés durant mes cinq années à la tête de l'équipe réserve. J'ai également suivi des matches du Club cette saison via satellite."

Malgré les lacunes évidentes affichées par les Flandriens, Janevski, gentleman, a refusé de critiquer le travail de son prédécesseur. "Je respecte ce qu'Emilio a réalisé ici. Je tâcherai simplement de corriger certaines choses..."



© La Dernière Heure 2007