"pas encore marqué contre le Standard"

Michel Dubois Publié le - Mis à jour le

Football

François Sterchele ne doute de rien... et surtout pas du Club Bruges

BRUGES François Sterchele est un... défenseur central repenti : "À cinq ans, j'étais un petit... Franco Baresi. Je me faisais houspiller par l'entraîneur, parce que je montais trop fréquemment en ligne. À onze ans et jusqu'à dix-huit, j'ai évolué comme numéro dix."

Après avoir remporté, la saison dernière, un titre individuel - celui de meilleur buteur -, François Sterchele incarne aujourd'hui les espoirs offensifs du Club Bruges, candidat numéro un au titre national.

"Pourquoi serons-nous champions ? Parce que nous sommes les plus forts, tout simplement ! Il ne faut pas avoir mérité une grande dis à l'univ pour le comprendre : les chiffres attestent de notre supériorité. Nous recelons plus de qualités que le Standard. Sur le plan de l'efficacité, de la cohésion dans le groupe, de l'altruisme dans l'équipe. Vous ne pouvez pas vous imaginer comme nous sommes tendus vers cet objectif. Ceci dit, le choc de dimanche ne sera pas décisif, même si son résultat pourrait occasionner des dégâts sur le plan psychologique. Quel qu'il soit, nous resterons en tête : le Standard a donc plus à perdre que nous."

Un petit sourire en coin, François Sterchele assène sa vérité avec une assurance gentille qui frise une arrogance... qu'il revendique.

"Un accident est toujours possible, évidemment. Plus on y croit, plus la chute risque d'être sévère. Mais le coach est là pour ramasser les morceaux, le cas échéant. Dans le domaine psychologique, Jacky Mathijssen est formidable. C'est lui qui nous a inculqué la mentalité qui nous habite aujourd'hui et qui nous a persuadés que nous étions plus forts que nos adversaires. C'est ce qui m'impressionne chez Jacky Mathijssen : rien qu'en paroles, il peut rendre fous ses adversaires. Savez-vous que dans la Cité ardente, les joueurs du Standard m'ont parlé davantage de ses propos que des forces de notre équipe ?"

François Sterchele a oublié le match aller : "Je l'ai vécu comme un cauchemar, seul sur mon île. Mais je n'y songe plus. Car le Club... est devenu tout autre. Pour nous, ce sommet se disputera à point nommé. Attention : le Standard ne m'apparaît pas en baisse. Mais nous, nous sommes sur une pente ascendante. Je m'attends à un choc semblable à celui qu'on a disputé contre Anderlecht : fermé et dénué de beaucoup d'occasions. Le premier qui marquera gagnera. Je n'ai jamais vu un sommet ouvert. Un nouveau 4-4 ? Impossible. Et s'il faut aller à la guerre, nous serons prêts : nous serons poussés à l'assaut par 27.000 hommes de troupe !"

François Sterchele n'est pas obsédé par le but. Il prévient toutefois : "Le Standard est le seul club en Belgique contre qui je n'ai jamais marqué..."



© La Dernière Heure 2008
Michel Dubois