L'Olympic n'a pas hésité avant d'inverser son match contre Genk

CHARLEROI Tout est envisageable quand un club de division inférieure accepte de se rendre chez un cercle de l'élite alors que le contraire était prévu. En pareille occurrence, c'est bien sûr l'intérêt financier qui prime sur l'aspect sportif. Le petit peut en rester à la recette partagée selon le 50/50 réglementaire, quémander une autre clef de répartition ou percevoir une somme forfaitaire. Pour le déplacement de l'Olympic à Genk, tout s'est réglé à Bruxelles quelques instants après le tirage au sort.

"On ne pouvait pas jouerà la Neuville"

"C'était une évidence pour nous" , explique le secrétaire des Dogues . Et Paul Marchal d'étayer la position carolo : "Nous n'aurions de toute façon pas pu jouer à la Neuville puisqu'elle n'est pas conforme pour accueillir une équipe de D1. Et il n'était pas question d'envisager d'émigrer à nouveau au Mambourg comme ce fut le cas pour la visite de l'Antwerp en championnat (NdlR : avec, pour rappel, un conflit entre le Sporting et la Ville sur le sujet). Nous n'avons rien demandé de plus que la moitié de la recette. L'Olympic est de toute façon gagnant puisque le nombre de spectateurs payants sera sans commune mesure avec ce que nous aurions réuni à Charleroi."

"On devrait déplacer 500 personnes (NdlR : quelque 300 billets sont partis à ce jour) et tant mieux s'il y en a 1.000... Nous avons fait le maximum en obtenant des places à 6 et 10 euros" , lance Julie Taddeï.

Dans le budget de la gestionnaire montagnarde, la Coupe occupe une place à part : "Cette fois, nous avons tablé sur une enveloppe de 10.000 € en espérant passer deux ou trois tours alors que nous avions été sortis d'entrée de jeu la saison dernière. Ici, Genk prévoit entre 8 et 12.000 personnes et c'est donc tout profit pour nous. On a su tout de suite qu'on ne pourrait pas jouer au stade du Pays de Charleroi. Même en déplaçant le match au dimanche, comment aurait-on trouvé les installations au lendemain de la rencontre du Sporting Charleroi ? Et puis, les sagas, c'est bon, on a déjà donné..."