Jérémy Perbet aurait pu porter la vareuse liégeoise lors du derby wallon

MONS De retour dans l’équipe de base de Mons depuis le match de Coupe de Belgique face à Ciney où il avait planté trois roses , Jérémy Perbet a, depuis, retrouvé le rythme qui avait fait de lui le meilleur goleador de la saison dernière.

Buteur face au Beerschot et à Waasland-Beveren, le Français espère poursuivre sa moisson lors du derby wallon de dimanche. Une rencontre qu’il aurait pu disputer avec le maillot du... Standard.

Jérémy Perbet, vous avez été cité au Standard lors du mercato estival. Pourquoi le transfert ne s’est-il pas réalisé ?

“C’est vrai, j’ai eu l’opportunité de signer à Sclessin. Mais attention, je n’ai jamais dit non au Standard comme j’ai parfois entendu. Au moment des négociations, j’ai tergiversé pendant deux jours pour voir quelle était la meilleure solution pour mon avenir. Parme avait aussi montré de l’intérêt pour ma personne et je me devais de peser le pour et le contre de chaque proposition. Un temps de réflexion m’était nécessaire car le défi italien me plaisait aussi. Le Standard a choisi, ensuite, de transférer Biton puis Ogunjimi. Pourtant, mon profil intéressait Ron Jans.”

Avez-vous eu des regrets après ces transferts avortés ?

“Non, la page est tournée. Au mois d’août, le Standard savait que j’étais toujours transférable, mais les dirigeants liégeois ont décidé que leur secteur offensif était assez fourni. Le Standard a connu des problèmes de concrétisation en début de saison et j’ai l’impression que les têtes pensantes de Sclessin pensaient transférer un dernier attaquant avant la clôture des transferts. Leur victoire 2-6 contre Charleroi a changé la donne. Est-ce que j’aurais pu réussir à Sclessin ? Pourquoi pas ?”

Trouvez-vous logique que le meilleur buteur du championnat de Belgique avec 25 buts ne décroche pas un beau transfert en fin de saison ?

“Depuis le début de ma carrière en Belgique, j’ai toujours connu des transferts compliqués. Je pourrais écrire un livre là-dessus. À Tubize, le club demandait trop d’argent pour me libérer. Ensuite, il y a eu un jeu entre Lokeren et Mons concernant le montant de mon indemnité de transfert. Suite à ces événements, j’ai voulu, cet été, prendre moi-même les choses en main. Cela n’a pas été une réussite. (rires) Mons demandait une certaine somme (NdlR : 2,5 millions) pour négocier mon départ. Je pense que cela a fait peur aux clubs potentiellement intéressés par mes services. Toutes proportions gardées, car il évolue à Genk et moi à Mons, j’ai l’impression que Jelle Vossen connaît les mêmes problèmes que moi. Cela fait deux ans qu’on parle de son départ, mais il évolue toujours dans le Limbourg. Notre style de jeu n’est pas commun et ressemble à ce qu’on croisait souvent dans les années 80. Beaucoup de coaches actuels veulent des grands et rapides attaquants qui ne marquent pas spécialement de nombreux buts. Bizarre...”



© La Dernière Heure 2012