Michel Preud'homme a réagi aux rumeurs de pressions de la direction sur la compo d'équipe

SCLESSIN La traditionnelle conférence de presse de Michel Preud'homme était particulièrement attendue, hier. Suite à la situation d'Olivier Renard, évidemment.

"Je ne réagis jamais dans les journaux" , commente d'emblée l'entraîneur du Standard. "Quand il y a un problème avec la prestation ou le comportement de l'un ou l'autre joueur, on règle cela en interne, dans le vestiaire. On sera pour la première fois tous ensemble demain matin (lire ce mercredi matin). Comme après chaque match, je ferai alors l'analyse de ce qui a été et de ce qui n'a pas été. C'est là qu'on peut tout se dire, en toute franchise. Il n'y a que les problèmes privés, personnels, que l'on ne règle pas en groupe. Ce point sera à l'ordre du jour."

Questionné sur les rumeurs de pression de la direction concernant la titularisation d'Aragon Espinoza, Michel Preud'homme a durci le ton.

"L'an dernier, on disait que Conceição avait son mot à dire dans la composition. Comme il est parti, cette saison on dit que c'est Lucien D'Onofrio. Avez-vous assez de courage pour faire cela avec Trond Sollied ou Jacky Mathijssen? Mais quoi ? Michel Preud'- homme est trop sympa, trop disponible ? Certains m'ont manqué de respect, ils ne doivent pas s'attendre à ce que j'agisse autrement avec eux."

L'entraîneur insiste : "Bien sûr que je discute avec mes dirigeants, qui ont droit à avoir des renseignements. Bien sûr je discute avec mon capitaine. Cette année, avec Defour, mais aussi avec De Camargo, Onyewu, etc. Mais personne ne m'imposera jamais rien ! Je travaille, je vois mon groupe et je fais ce qui est le mieux pour non pas un joueur mais pour toute l'équipe. Un lobbying anti-Renard depuis plus d'un an ? S'il avait existé, pourquoi aurais- je cédé maintenant ?"

Michel Preud'homme ajoute qu'il sait que des journalistes sont aussi allés trouver Milan Jovanovic (également réserviste dimanche) à l'issue du match contre Mons.

"Il a répondu qu'il respectait les choix du coach. Mais je n'ai lu cela nulle part. L'un s'est fait piéger par les journalistes qui ne demandaient qu'à créer une polémique..."

De quoi excuser les propos d'Olivier Renard ? Dans ce cas, le gardien pourrait retrouver sa place dans le but contre Malines samedi à Sclessin...



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