Phibel: "Dominique, mon second papa"

Football

Ch. Lonnoy

Publié le

Une titularisation en forme d'hommage pour Phibel ?

ANGLEUR La fête n'en finit pas de battre son plein aux quatre coins de la province et si pour certains le titre aura été âprement conquis, pour d'autres, en quête de reconnaissance, chaque minute compte. C'est le cas pour Thomas Phibel qui ne peut, pour l'instant, présenter que quatre minutes de pratique sur la pelouse de Sclessin. "C'était le 27 février dernier face au Cercle de Bruges, se remémore-t-il. Nous l'avions emporté 4-0, je m'en souviens très bien."

Le Guadeloupéen pourrait d'ailleurs célébrer sa première titularisation ce soir à Genk. "Ce serait, je trouve, une belle récompense par rapport au travail réalisé depuis mon arrivée au Standard. Je n'ai certes pas été épargné par la malchance, mais je me suis toujours appliqué à rester un partenaire fiable et positif."

Trois blessures assez sérieuses au poignet et au cinquième métatarse avec rechute ont fortement perturbé l'éclosion d'un véritable espoir de la direction liégeoise. "C'est vrai qu'il est grand temps pour moi de rendre sur le terrain toute l'attention que mes dirigeants m'ont portée. Dominique D'Onofrio a par exemple été un second père pour moi. Il n'a jamais cessé de me soutenir dans les moments difficiles et il m'encourage. C'est sur son insistance que j'ai rallié le Standard depuis Virton. Nous avions disputé une rencontre d'avant saison face et mes qualités athlétiques défensives n'étaient pas passées inaperçues. Johan Boskamp était encore à la tête de l'équipe du Standard à cette époque. Mon jeune âge demeurait également un atout indéniable."

Et pourtant le solide Guadeloupéen a déjà un parcours assez riche avec une saison à Roubaix avant de ponctuer sa formation au RC Lens. "J'ai été prêté une saison à Avion puis à Virton. Le Standard, c'est une opportunité exceptionnelle de lancer ma carrière. J'ai encore une saison pour convaincre les dirigeants de lever l'option qu'ils ont sur les deux saisons qui suivent juin 2009."

Genk, si la chance se présentait, ne constituerait certainement pas un quelconque examen de passage pour le sympathique Thomas. "Je ne pense pas que l'on me jugera sur ce seul match, mais j'espère être récompensé par le fait que j'ai toujours tenu à être un partenaire loyal. La concurrence est certes rude avec Gucci et Momo. Dante dépanne aussi à l'occasion sans que l'équipe soit pénalisée. On verra le prochain mercato et ce que l'avenir me réservera. Une chose est sûre. Je suis aussi champion avec ce Standard."



© La Dernière Heure 2008

Vos articles Sports

Newsletter Sports+

Fil info