Depuis son arrivée à Sclessin, on sent chez Philippe Montanier l’envie de se frotter au top niveau. Et donc de disputer les poules de l’Europa League, objectif avoué du club, pour la première fois de sa carrière de coach.

Mais avant d’en découdre avec le haut du panier dans les groupes, il faudra franchir trois écueils dans les qualifications. À commencer par les Gallois de Bala Town. Que le T1 respecte.

"C’est un adversaire européen comme un autre et ce, peu importe leur niveau (NdlR : semi-professionnel). Même si ce ne sont que des tours préliminaires, cela reste des matchs européens qui ont une saveur tout à fait différente et c’est toujours excitant de découvrir et vivre une nouvelle compétition" , s’enthousiasme le Français.

Qui n’est néanmoins pas un novice de la C3, qu’il avait disputée avec Caen en 1992. "Je garde un très bon souvenir de ces matchs contre Saragoss e. J’avais même arrêté un penalty d’Andreas Brehme (NdlR : champion du monde en 1990 avec l’Allemagne) , mais on avait été floué par un arbitre… gallois qui avait sifflé un hors-jeu alors que nos joueurs partaient de notre camp."

Ce qui avait contribué à l’élimination des Nordistes, 4-3 au cumul lors du premier tour de la Coupe UEFA en 1992.

28 ans plus tard, Montanier espère donc ne pas revivre la même mésaventure et entend écarter tous les obstacles vers les poules de l’Europa League. En mettant toutes les chances de son côté.

"Je vais aligner l’équipe la plus compétitive possible, hormis ceux qui sont dans le rouge et qui ne se sont pas montrés très performants" , assure le T1. Preuve qu’il veut assurer le coup.

"On dispose peut-être de moins d’images (que d’habitude) mais cela devrait suffire" , relativise le coach qui ne voit pas les "Lakesiders" surprendre au coup d’envoi. "On s’attend à la même chose que ce qu’on a vu contre La Valette : de l’engagement avec un jeu direct vers les attaquants."

Charge aux Liégeois de répondre présents pour éviter un camouflet comme celui de Molde il y a 5 ans… et offrir une première aventure européenne à leur coach.

Il faudra croiser les doigts jeudi soir pour être tête de série en barrages

Assurées d’être têtes de série pour les deuxième et troisième tours préliminaires, les troupes de Philippe Montanier n’ont, en revanche, aucune assurance de l’être pour d’éventuels barrages. À l’heure actuelle, le Standard est même le premier club non-tête de série avec un coefficient européen de 20.500, contre 22.000 pour le dernier club tête de série, le Partizan Belgrade.

Pour espérer récupérer le statut de tête de série pour les barrages, si le club rejoint ce stade des tours préliminaires, il faudra qu’au moins un club actuellement tête de série pour les barrages et engagé au deuxième tour préliminaire chute ce jeudi. Il faudrait, par exemple, une défaite de Tottenham à Plovdiv, de Bâle à Osijek, de Copenhague à Göteborg, de Wolfsbourg à Kukës, de l’APOEL Nicosie à Kaysar Kyzylorda, du BATE Borisov au CSKA Sofia, du Galatasaray au Neftçi, de Malmö à Budapest ou du Partizan à Gheorghe Suruceni.