Pour Piat, les clubs ont aussi leur responsabilité dans les bras de fer

Alors que la clause de stabilité est difficile à faire appliquer, les joueurs ont une autre possibilité pour quitter leur club : le bras de fer. Mais pour Piat, les clubs ont aussi leurs responsabilités.

Philippe, généralement, quand un joueur engage un bras de fer, il finit par obtenir gain de cause à chaque fois…

“Certains joueurs ont parfois gain de cause mais il arrive aussi aux clubs d’avoir gain de cause. Pour moi, ils ont la même responsabilité que les joueurs qu’ils mettent à l’écart. On sait tous comment cela se passe quand un nouvel entraîneur arrive dans un club : il dit à sa direction qu’il ne veut pas de deux ou trois joueurs et les met à l’écart en les envoyant sur le troisième terrain.”

Vous considérez donc que les clubs, en tant qu’employeurs, sont aussi en tort en empêchant d’une certaine manière les joueurs de faire leur travail ?

“Oui, de nombreux clubs ne respectent pas non plus les contrats, les joueurs ne sont pas plus cons que les autres et font pareil, ils ont bien compris qu’ils avaient aussi des droits.”

Que faire pour limiter le phénomène des bras de fer ?

“Ce que nous voulons, c’est limiter les transferts durant le mercato hivernal à un seul mouvement par club. Où est l’équité quand un club change la moitié de son équipe en pleine saison ? Cela permet aux agents de s’engraisser, c’est tout. En plus, s’il n’y a pas de transfert, cela oblige aussi les clubs et les joueurs à trouver un terrain d’entente.”

Cette idée a-t-elle des chances d’aboutir ?

“Les dirigeants sont d’accord, la crise est passée par là, il y a une volonté de baisser les dépenses.”



© La Dernière Heure 2011