Football À la Commission des Jeux, on n’a procédé à aucun screening non plus des arbitres Vertenten et Delferière.

Le scandale qui ébranle le football belge a poussé la Commission des Jeux à prendre déjà des mesures. Dès mercredi, elle devait se rendre à l’évidence que tout lui avait échappé. Elle n’a eu à aucun moment de soupçons de matches truqués. Alors qu’elle soumet les joueurs professionnels à un screening (Olivier Deschacht peut en parler), les derniers remontent à 18 mois.

Alors que le scandale implique des agents de joueurs, aucun - Veljkovic, Mejjati, Siljanoski, Mortelmans - n’avait jamais fait l’objet d’un screening. La Commission n’a jamais screené Mogi Bayat en dépit de son influence évidente dans le milieu. La Commission "oubliait" de screener les agents de joueurs : l’explication est que pour elle, les agents n’ont pas d’influence directe sur les résultats des matchs.

Quant aux arbitres, aucun screening n’avait plus non plus été fait depuis 2017.

Depuis le scandale, la Commission a procédé en urgence au screening de Bart Vertenten et Sébastien Delferière. Selon les contrôles, aucun ne pariait sur des matches en Belgique, en tout cas sous leur identité. Aucun pari suspect n’a été détecté.

La Commission des Jeux plaide le manque de personnel. Deux policiers ne suffisent pas. La DH dénonçait la situation en août 2017. Le ministre Geens a accepté depuis de renforcer les effectifs. Neuf collaborateurs sont annoncés avant fin 2018, neuf autres en 2019.

On déplore encore à la Commission qu’un accord ancien avec la Pro League n’a jamais été finalisé. Les événements pousseront-ils à le ressortir des tiroirs ?

Quant à la Plateforme nationale contre la manipulation des compétitions sportives, la porte-parole du ministre de la Justice rappelle qu’elle ne dispose tout simplement pas de compétences d’enquête.