Michel Preud’homme suit de loin ce qui se passe actuellement au Standard et de plus près l’actualité des Diables Rouges…

"J’ai vu tous les matches de la Belgique sur Al Jazira. Mon fils est allé voir certaines rencontres et m’envoyait des sms depuis le stade. Je suis un vrai supporter. Ce qui arrive fait du bien à tout le football belge, après une période très négative."

Vous auriez pu devenir sélectionneur national dans le passé…

"À plusieurs reprises, oui. Mais les contacts n’ont pas abouti et c’est très bien comme ça. Je n’aurais pas pu faire mieux que Marc Wilmots !" (Rires)  

C’est un objectif que vous vous fixez à l’avenir ?  

"Pour chaque entraîneur, c’est un rêve de diriger la sélection de son pays. Mais il faut que tout se mette en place."  

À 54 ans, vous avez encore le temps devant vous…  

"Je n’en suis pas si sûr. Je ne sais pas si je vais continuer à ce rythme jusqu’au jour où je m’effondre. Être coach, c’est très usant. Surtout avec la manière dont je le fais. À la fin de ma carrière de joueur, j’avais 40 ans mais j’aurais pu continuer. Seulement, je n’étais plus prêt à faire tous ces efforts. Ce sera pareil avec ce job d’entraîneur. Un jour, je n’aurai plus envie de faire tous ces sacrifices…"  

Ce jour-là, quitterez-vous définitivement le monde du ballon rond ?

"On verra. Pourquoi pas devenir sélectionneur ou dirigeant ? Je pourrais aussi être juste conseiller dans un club, histoire de rester tout de même dans le coup. Ce serait alors plus pour le plaisir car si tout va bien d’ici là, j’aurai normalement bien gagné ma vie. Je pourrai faire ce que je veux et où je veux…"  

Les supporters du Standard auront bien noté…  

"Luciano (D’Onofrio) viendra sûrement me rechercher !" (Rires)  

Justement, que pensez-vous de ce qui se passe en ce moment en coulisses au Standard ?  

"Je ne veux pas juger ce qui passe là-bas politiquement car je n’y suis pas. Mais je connais notre mentalité. C’est fort, c’est uni, c’est puissant. C’est ce qui fait le Standard. Pour les gens de l’extérieur qui débarquent dans ce club, ce n’est pas facile à comprendre. Mais une fois que tu l’as intégrée, c’est magique."