Cette fameuse blessure a changé toute ma carrière


ANVERS Le gardien du Germinal livre les plus beaux souvenirs de sa carrière dans Tribune VIP et puise dans sa mémoires pour nous livrer de belles anecdotes...

Avez-vous une anecdote à propos de votre jeunesse sur un terrain de foot?
La première fois que j'étais gardien, mon père m'avait bien expliqué d'attraper le ballon avec mes mains et de ne surtout pas le lâcher. Première action, je fais un arrêt et ne veut plus rendre le ballon! L'arbitre se plaint, me demande de dégager. Je refuse en argumentant: « Mon père m'a dit de ne jamais lâcher le ballon ». J'avais 6 ans, c'était à Couillet.

Quel est le meilleur souvenir de votre carrière?
Ma première année à Anderlecht car c'était ma première expérience dans un grand club. J'ai eu l'opportunité de jouer en Champions League, ce n'est tout de même pas rien. Je vais également pointer la victoire en Coupe de Belgique avec les Mauves car j'étais alors titulaire contrairement au Trophée remporté avec La Louvière.

Votre pire souvenir?
Ma blessure aux ligaments du genou. Cela va faire trois ans mais je m'en souviens comme si c'était hier. C'était deux jours avant la rencontre face au Standard, bêtement à l'entraînement. Cette blessure a évidemment eu des répercussions insoupçonnées sur toute ma carrière... C'était le début de la galère.

Comment avez-vous surmonté cette épreuve?
C'est difficile moralement de passer de tout à rien. J'étais considéré à ce moment comme le meilleur gardien du championnat et j'occupais le poste de titulaire indiscutable avec les Diables. Du jour au lendemain, je n'existais plus: plus d'interview, plus de sponsor... Heureusement, à cette époque, ma femme était enceinte et je me suis focalisé sur cet heureux événement pour m'en sortir.

Quel est l'adversaire qui vous a le plus impressionné?
Le Bétis de Séville. On s'est incliné par le plus petit écart sur un but de Oliveira à la 69e mais on aurait pu en prendre 5 ou 6! Oliveira (celui qui est passé par Milan) était vraiment impressionnant.

Et le joueur?
Torres. Il a tout! Il est jeune, calme et fait déjà preuve d'une maîtrise exceptionnelle. Je dois aussi citer son compatriote Casillas. Être capitaine de l'Espagne à son âge, c'est incroyable. Il a encore une marge de progression énorme et c'est déjà un des plus fort au monde.

Quel est le meilleur coéquipier que vous ayez côtoyé?
Mbo Mpenza. Il est exemplaire. Malgré sa situation, il ne s'est jamais plaint. Nous étions très proches à notre époque anderlechtoise. En dehors du foot, c'est un mec extra et je peux vous assurer que c'est un des meilleurs papa au monde!

Qui était votre idole quand vous étiez jeune?
Walter Zenga parce qu'il était le gardien de la Squadra Azzura (pas pour l'Inter!)! Il était vraiment exceptionnel...

Et vous supportiez quel club?
L'AC Milan. Le tout grand avec des Van Basten, Gullit, Baresi, Savisevic...

Quel fut votre plus bel arrêt?<
Cela devait être avec les Diables Rouges en Serbie. Je ne sais plus qui a frappé mais la balle prenait la direction de la lucarne. J'ai effleuré le ballon pour qu'il passe au dessus du but... Un arrêt crucial car nous avions réalisé un match nul vierge. Un de mes meilleurs matches? C'était aussi contre le Bétis Séville.

Votre meilleur entraîneur de gardien?
Tous ! Ils m'ont tous appris quelque chose. Je vais donc citer Munaron et De Wilde à Anderlecht, Thyssen au Beerschot, Piersoul à La Louvière, Gaspard à l'Olympic et Soumera à Couillet.



© La Dernière Heure 2009