Football

La sanction visant Leonardo, directeur sportif du Paris SG, a été alourdie par la commission supérieure d'appel de la fédération française, qui l'a désormais suspendu jusqu'au 30 juin 2014 pour avoir bousculé un arbitre, a annoncé jeudi la FFF sur son site internet.

Leonardo est donc désormais suspendu de banc de touche, vestiaire d'arbitre et de toutes fonctions officielles pour toute la saison à venir.

Initialement, le Brésilien avait été suspendu pour 9 mois ferme, jusqu'à la fin du mois de février, pour un coup d'épaule à l'encontre de l'arbitre Alexandre Castro à l'issue du match Paris SG - Valenciennes (1-1), le 5 mai au Parc des Princes.

Pour ces mêmes faits, le club parisien a lui été sanctionné d'un retrait de trois points avec sursis. Sur ce volet, le dossier est renvoyé.

Mercredi, Leonardo était absent de l'audition de la commission d'appel à laquelle ont assisté pendant une heure le directeur général du PSG, Jean-Claude Blanc, l'avocat du club, Me François Klein, l'arbitre Alexandre Castro et son avocat Me Patrick Anton.

"Malheureusement, il était retenu par une possible opération sur un joueur et ne pouvait pas être présent", avait expliqué M. Blanc, tandis que Me Anton évoquait la "négociation d'un joueur important à venir au PSG".

"Les débats ont été aussi sereins que ceux devant la LFP", a ajouté l'avocat de l'arbitre, qui avait par ailleurs porté plainte le 2 juin après avoir reçu des menaces de mort à la suite de cette affaire. "Nous regrettons que Leonardo ne se soit pas présenté, car c'est bien quand on plaide son innocence. Les explications sont restées les mêmes à savoir que la bousculade était involontaire."

"Il ne s'est pas excusé et continue de maintenir que la bousculade est involontaire", a ajouté Me Anton.

"Etre condamné sans avoir aucun sursis lui semble très dur. Nous avons confiance en la sagesse de la commission d'appel", avait ajouté M. Blanc, qui a plaidé "la non intentionnalité du geste de Leo et la non responsabilité du club, qui est très durement sanctionné".

Il n'écarte pas un nouveau recours, si le PSG n'obtient pas satisfaction en appel.

"En fonction de la décision, on examinera la situation pour voir quelle peut être la prochaine étape. Il y a d'autres juridictions devant lesquelles faire appel, notamment le comité olympique. Il faut ramener cet incident à ce qu'il est vraiment", avait-t-il déclaré.