Le comité de concertation de ce mercredi a tranché. Et la décision est dure: il n'y aura plus de spectateurs dans les stades de football, même pas chez les amateurs ni les jeunes. Une mesure radicale pour limiter la propagation du virus mais qui ne manque pas de faire réagir le président de l'ACFF, David Delferière. "On regrette que dans ce sport extérieur qu'est le football, on ne puisse pas jouer avec des spectateurs", dit l'homme qui cible un point en particulier.

"Je ne suis pas très heureux que l'on ne fasse pas de différence entre ces foules un peu en délire qu'il y a dans le football professionnel où l'on voit des gens sans masque, les uns contre les autres, dans les tribunes, et des matchs de provinciales ou de jeunes où il y a 50, 60 ou 70 spectateurs tout au plus. Eux, il est assez aisé de les placer autour du terrain, avec un masque et à distance. On sait aussi les faire rentrer dans une buvette de club sans qu’il n’y ait problème majeur. Mais nous devons nous plier aux décisions et respecter la loi."

Il y a quelques mois d'ici, lors du précédent huis clos, la position de l'aile francophone de la fédération était claire: pas de football sans spectateurs. Et depuis lors, elle n'a pas changé. Va-t-on donc vers un arrêt provisoire des compétitions ? "Il y aura un comité de crise qui réunira Voetbal Vlaanderen, l'ACFF et la Pro League. Il sera sans doute fixé au début de la semaine prochaine. Pour moi, sans public, c'est quasi impossible de continuer. Les spectateurs sont les seuls éléments qui apportent un peu de recettes au club, que ce soit avec les entrées ou la buvette."

L'ACFF se veut cependant optimiste quant à la suite car la trêve hivernale est là et il reste encore pas mal de semaines de compétitions d’ici le mois de mai. "Nous ne sommes que le 22 décembre, nous ne parlons encore d'arrêt définif. Certes, nous avons joué la moitié des championnats mais j'ose espérer que le football reprendra cette saison. Si ce n'est pas le 15 janvier, le 1er février. Je veux être optimiste. Trois saisons consécutives sans cloturer un championnat, ce serait catastrophique."