Une assemblée générale est prévue au club le 23 août

BRUXELLES L'annonce d'arrêt des activités en D1 faite hier en fin de journée par les dirigeants bruxellois en a surpris plus d'un. Et pour cause... Même si le club a déjà connu des soucis financiers à plusieurs reprises auparavant et même si celui-ci représentait toujours le plus petit budget de la division 1, rien ne laissait pourtant augurer une telle décision à l'heure actuelle. Que du contraire, depuis l'arrivée du nouveau président Jean-Marie van Triel, l'évolution fut considérable. L'équipe sortait d'une fin de championnat 2006-2007 plutôt positive et le recrutement effectué en vue de la prochaine saison avait fière allure. Malheureusement, ces données n'ont apparemment pas entièrement convaincu les investisseurs privés. "Nous avions des contacts avec différents sponsors qui avaient émis des promesses , explique Van Triel. Mais au moment de passer à l'acte, ceux-ci ont émis certaines réticences et ont préféré ne pas franchir le pas en restant prudents. C'est réellement dommage car cette année aurait pu être celle de la confirmation. Tous les indicateurs étaient au vert afin de vivre une belle saison. En ce sens, ce fut une décision extrêmement douloureuse à prendre." Les joueurs ainsi que le staff faisant partie du noyau D1 sont donc actuellement libres de tout contrat. Mais on imagine aisément la peine que ceux-ci éprouveront à retrouver un nouvel emplo- yeur à ce moment-ci de l'année. Comme si, en quelque sorte, ils avaient été les otages de la situation.

Sauvegarder l'école des jeunes

À qui la faute ? Aux investisseurs ne tenant pas leur parole ou à une prise de risques excessive dans certains choix de la part des dirigeants ? Sans doute un peu des deux. Le club souffre également d'infrastructures peu flexibles mais aussi certainement d'un déficit au niveau de son organigramme de gestion. En clair, un manque de modernité qui peut se révéler préjudiciable au moment de convaincre les investisseurs. Encore une fois dommage...

Dès à présent, l'objectif du club sera de préserver ses nombreuses équipes de jeunes (plus de 300 jeunes sont affiliés au club). "En prenant cette décision, nous tenions à ne pas mettre tout le club en péril , poursuit le président. Nous tenons absolument à continuer à exercer notre rôle auprès des jeunes. Et si le CA accepte, je suis prêt à rester à la tête du club." La ville, elle, soutiendrait toujours Atomia en ce qui concerne les jeunes mais une chose est certaine : l'image de marque en a pris un coup.



© La Dernière Heure 2007