Roussel et Wamberto ont vraiment justifié leur titularisation pour atomiser Saint-Trond

SCLESSIN Les dirigeants du Standard ne pouvaient rêver d'un meilleur plaidoyer, alors que 9.000 invitations avaient été lancées aux femmes et aux enfants et que près de 27.000 spectateurs se pressaient dans les travées de Sclessin, que cette rencontre de leur équipe.

Car si elle fut entamée de manière un rien brouillonne par les Rouches, ceux-ci allaient ensuite produire 25 minutes de rêve, offrant au public un football pétillant, résolument tourné vers l'offensive et ponctué de trois buts magnifiques. Le premier rappelait à tous que Cédric Roussel, trouvé en profondeur par Rapaic, n'avait rien perdu de son sens du but, le deuxième était le résultat d'un superbe mouvement collectif impliquant Wamberto, Bangoura, Conceiçao, Roussel et Bangoura à nouveau pour la finition, le troisième était un pur chef-d'oeuvre en solo d'un Wamberto par moments étincelant samedi. La seconde période fut, forcément, plus anecdotique, Roussel confirmant son grand retour avant qu'un coup franc dévié de Beda ne permette à Saint-Trond de sauver l'honneur.

Et voilà comment on empoche tranquillement trois points précieux pendant que son adversaire direct pour la qualification en Coupe d'Europe en abandonne deux!

Et tout cela alors que Dominique D'Onofrio avait choisi de laisser trois des titulaires du dernier match à Anderlecht, dont un Assou-Ekotto encensé depuis son arrivée et son capitaine Deflandre, il est vrai légèrement blessé en semaine, sur le banc pour relancer Curbelo, Wamberto et Roussel. Nul doute qu'en cas de résultat négatif, le coach liégeois eût entendu ses oreilles siffler!

Au lieu de quoi, il a une nouvelle fois prouvé qu'il avait le nez creux, ayant très visiblement parfaitement senti le bon moment pour offrir une chance à Cédric et à Wambi, immédiatement saisie par les deux intéressés. Il a aussi utilement rappelé à tout le monde en vue du sprint final que personne dans le groupe n'était irremplaçable et fait grimper d'un cran la saine concurrence qui règne dès lors dans son groupe.

«Dans la vie, il faut faire des choix, souriait l'entraîneur. J'ai un noyau de vingt-cinq joueurs, et aujourd'hui, j'avais fait le choix d'un Standard plus technique et offensif, parce que je sentais que Wamberto et Roussel étaient prêts. Les événements m'ont donné raison: cela a amené de la variété dans notre jeu et de beaux buts. Chapeau aux joueurs.»

© Les Sports 2005