Giovanni Ravasio, le président de l'Union, rencontre ce soir les supporters

FOREST Giovanni Ravasio est partagé entre deux sentiments: la joie d'avoir vu l'Union se sauver avant l'ultime journée mais aussi la tristesse après les événements qui ont entouré le match à Tubize et les marques de sympathie des supporters à l'égard de Jacques Urbain et l'antipathie vis-à-vis de Jacques Swalens, le manager. Pour tenter de calmer le jeu, le président a tenu à rencontrer les supporters ce soir sur le coup de 19h.

«C'est moi-même qui ai pris cette initiative car j'estime que c'est de mon devoir de les informer. Mon but n'est pas de les convaincre mais de leur expliquer les motivations de notre choix et, en personnes intelligentes qu'ils sont, ils se feront alors leur opinion. Je suis attristé de voir que l'on prenne notre manager en grippe alors que c'est une décision collégiale, mûrement réfléchie.»

Le choix de la décision était peut- être inapproprié? «En agissant de la sorte, nous voulions montrer que cette décision n'était nullement dépendante de notre sort sportif. Si nous avions attendu la fin du championnat, nous aurions également essuyé une volée de bois vert. Pourquoi ne pas l'avoir reconduit? Tout simplement parce que nous estimions qu'après la saison de tensions qui prévalurent entre les joueurs et l'entraîneur, il n'était pas possible de poursuivre la collaboration. En novembre, bon nombre de joueurs ont sollicité une entrevue avec moi ainsi qu'avec Charles Picqué pour nous faire part de leurs griefs à l'encontre de Jacques Urbain. A l'Union, nous ne cultivons pas la culture du limogeage et avons dès lors tout fait pour recoller les morceaux. Cela se retourne contre nous aujourd'hui? En effet, mais ainsi va la vie. On ne peut pas être constamment populaire.»

© Les Sports 2005