Le tirage des Red Flames à l’Euro 2022 : France - Belgique à nouveau au programme

Les Red Flames entameront l’Euro le 10 juillet avec l’Islande et enchaîneront avec la France et l’Italie.

Le tirage des Red Flames à l’Euro 2022 : France - Belgique à nouveau au programme
©BELGA

Ives Serneels, le sélectionneur des Red Flames, voulait éviter l’Angleterre (pays hôte) et l’Espagne en phase finale du championnat d’Europe disputé en juillet prochain, il a été entendu !

Le tirage au sort effectué ce jeudi soir à Manchester en présence de Ruben Dias et de Juan Mata alors que Roberto Martinez accompagnait son homologue chez les dames, a toutefois offert un groupe relevé pour les Belges.

Issue du pot 3, la Belgique (19e au ranking Fifa) a hérité du groupe D où elle retrouvera successivement l’Islande (16e), la France (5e) et l’Italie (14e). Autant dire un groupe sur papier très relevé.

"Mais il ouvre des opportunités", lance Ives Serneels. "C'est un groupe ouvert où l'on pourra se créer des possibilités. Je voulais éviter l'Angleterre et l'Espagne, je pense qu'on peut être contents du tirage au sort. Ce sont des équipes que nous connaissons bien, il y aura donc bien des possibilités. De toute façon, il faudra s e battre chaque match."

Si Old Trafford et ses 75000 places n’accueilleront pas les Flames pour le match d’ouverture, elles joueront tout de même à Manchester City Academy (4 700 places) que connait bien Tessa Wullaert, deux de leurs matchs : le 10 juillet contre l’Islande et l’Italie le 18 juillet, quatre jours après un très attendu France - Belgique le 14 juillet (jour de la Fête nationale française) au New York Stadium de Rotherham (12 000 places).

Meilleure équipe du groupe, la sélection emmenée par Corinne Diacre (que les Flames ont joué en amical en 2017 avec une victoire et une défaite) retrouve sur son passage une Belgique amenée à rencontrer souvent la France ces dernières semaines chez les Diables rouges. "Mais on ne ressent pas ce parfum de rivalité chez nous", sourit Ives Serneels. "Avant le tirage au sort, j'avais d'ailleurs discuté avec elle et très gentiment, elle avait prédit qu'on se retrouverait à l'Euro. Ce sera un très gros match car on savait d'office qu'on tirerait une grosse équipe. Mais il ne faut pas seulement se focaliser sur les Bleues." La dernière fois que les deux équipes féminines voisines se sont affrontées en match officiel, cela remonte déjà au 22 mai 1988 en qualifications.

L’Islande, déterminant pour les quarts ?

Avec l’Italie (que les Belges ont battue le 4 septembre 2018 en qualification pour le Mondial 2019) et l’Islande (dont le dernier affrontement remonte à mars 2016 et une défaite en amical), les Belges ont en effet tiré deux autres très fortes nations habituées des phases finales, là où les Belges n’en sont qu’à leur deuxième participation d’affilée. Affronter les Islandaises de Thorsteinn Halldórsson, quart de finalistes en 2013, en premier peut s’avérer être un piège. Comme il est toujours bien de commencer un tournoi, l’issue de ce match pourrait déjà tracer la destinée des Red Flames dont l’ambition est clairement d’aller chercher les quarts de finale.

"Je ne pense pas qu'il sera déterminant", rétorque Serneels. "En 2017, nous n'avions pas commencé par une victoire et pourtant jusqu'au bout, la possibilité de continuer existait. Gagner le premier match est un avantage mais pas décisif. C'est en tout cas un pays qui travaille bien pour le foot féminin, on doit être prêts pour les battre. Nous devons travailler calmement pour ça."

Attention Brexit

Après avoir vu les supporters des Flames débarquer en masse aux Pays-Bas en 2017, les Belges espèrent voir à nouveau les fans les encourager en grand nombre sur place pour les emmener, qui sait, jusqu’à Wembley, lieu de la finale le 31 juillet. Pour les supporters, il est donc important de noter que Brexit oblige, il sera obligatoire d’avoir un passeport valide pour traverser la Manche, une simple carte d’identité ne suffit plus depuis le 1er octobre.

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