L'Angleterre, la Suède ou les Pays-Bas: quelle équipe est la favorite de l'Euro Féminin?

Voici les huit équipes qui devraient briller à l’Euro qui commence ce mercredi.

Eline Fauconnier
L'Angleterre, la Suède ou les Pays-Bas: quelle équipe est la favorite de l'Euro Féminin?
©AFP

Qui succédera aux Pays-Bas le 31 juillet prochain au palmarès du Championnat d’Europe féminin? Les Néerlandaises vont-elles faire le doublé ? Ou l’Angleterre décrochera-t-elle la couronne à la maison ? Passage en revue des favoris alors que les Anglaises lancent le bal ce mercredi soir dans un Old Trafford bondé pour l’occasion.

Angleterre: Le boost des supporters

Les Three Lionesses ont clôturé leur préparation de la meilleure manière en s’imposant 5-1 en amical face aux championnes d’Europe en titre néerlandaises. Pas de doute, les Anglaises arrivent à l’Euro avec un statut de favorites, d’autant plus qu’elles jouent à domicile. Dans leurs rangs, l’arrivée de la sélectionneuse Sarina Wiegman, championne d’Europe avec les Pays-Bas il y a cinq ans, amène l’expérience du succès. Sur le terrain, Ellen White, Leah Williamson (Arsenal), Fran Kirby (Chelsea) ou encore Lucy Bronze (Barcelone) seront les stars d’une équipe costaude.

Suède: 38 ans après ?

Trois fois médaillées d’argent à l’Euro et éliminées par les… Pays-Bas en quarts il y a cinq ans, les Suédoises ont surpris en s’octroyant l’argent aux JO de Tokyo. L’équipe dirigée depuis 2017 par Peter Gerhardsson arrive à maturité. À l’image de Stina Blackstenius (Arsenal). L’attaquante de 26 ans avait marqué cinq buts lors du tournoi olympique. Au cœur du jeu, l’équipe peut aussi compter sur Caroline Seger, recordwoman du nombre de sélections hommes et dames confondus (229). Il ne manque que le titre à cette génération suédoise, troisième du Mondial 2019.

Pays-Bas: Pression sur la nouvelle génération

Les Néerlandaises sont tenantes du titre et finalistes de la Coupe du monde 2019. Il n’en faut pas plus pour les pointer comme favorites de cet Euro. Reste que le coach Mark Parsons a opté pour un coup de jeune en reprenant huit joueuses qui vont goûter à leur premier grand tournoi et en se passant des services de Shanice Van de Sanden (Wolfsburg, 93 sélections) et Kika van Es (FC Twente, 76 sélections), relayées au rang de réservistes. Les Néerlandaises n’auront pas le temps de tergiverser, car elles ouvriront leur compétition par un duel de favorites, face à la Suède (le 9 juillet à 21 h).

Allemagne: Revenir au sommet

L’Allemagne sort de cinq années compliquées. Après l’élimination par le Danemark en quart de finale du dernier Euro, la nation huit fois championne d’Europe est repartie de zéro avec une nouvelle sélectionneuse, Martina Voss-Tecklenburg en 2018. L’ancienne internationale allemande doit amener la nouvelle génération, biberonnée au football allemand (21 des 23 sélectionnées jouent au pays) au sommet européen.

Signe d’un fameux renouveau, 15 joueuses de l’effectif actuel n’étaient pas dans la sélection de 2017. Voss-Tecklenburg, qui a elle-même soulevé la Coupe quatre fois, a annoncé viser au moins une demi-finale. Ambitieux.

France: Conflits permanents

Le principal obstacle de la France est Corinne Diacre. La sélectionneuse a décidé de se passer de deux des meilleures françaises, Eugénie Le Sommer et Amandine Henry (Olympique lyonnais). Les conflits entre l’ancienne défenseuse et ses joueuses sont constants depuis son arrivée en 2017. Mais la France reste tout de même solide avec huit joueuses du PSG et cinq de l’Olympique lyonnais. Le premier match face à l’Italie (10 juillet, 21 h) sera déjà décisif.

Espagne: Plus forte sur papier que sur le terrain

L’Espagne n’a jamais réussi à reproduire en équipe nationale ce dont les joueuses sont capables en club. Mais cette compétition pourrait être celle de la maturité pour la Roja. En 2015, Jorge Vilda, le sélectionneur, a quitté l’équipe jeune pour l’équipe A, afin d’accompagner les promesses de l’époque au plus haut niveau. Toute une génération qui a grandi sous ses ordres arrive à maturité. Avec notamment 10 joueuses de Barcelone, dont quatre qui figurent dans l’équipe-type de Ligue des championnes de la saison. Du solide, qui pourrait affronter la Norvège en quart.

Norvège: Deux stars qui tirent

La Norvège, justement. Le retour en sélection d’Ada Hegerberg après cinq ans d’absence est un des atouts majeurs de l’équipe. La première Ballon d’or de l’histoire vient compléter un effectif intéressant dans lequel figure aussi Caroline Graham Hansen, joueuse la plus complète des qualifications. Depuis 1987, la Norvège, onzième mondiale, a toujours atteint les demi-finales. Sauf en 1997 et en 2017.

Italie: En quart par défaut

La 14e nation mondiale fait partie des équipes du subtop habituées à passer les phases de groupe, mais pour qui l’accession au trophée reste compliquée. Il n’y a qu’en 2017 que l’Italie n’avait pas atteint la phase d’éliminations directes. Cette fois, elle devrait sortir du groupe D (dans lequel on retrouve aussi la Belgique) sans encombre. Mais en quart de finale, la Suède ou les Pays-Bas attendront Milena Bertolini et ses joueuses. Atteindre les demies sera donc quasiment mission impossible.

L'Angleterre, la Suède ou les Pays-Bas: quelle équipe est la favorite de l'Euro Féminin?
©D.R.
L'Angleterre, la Suède ou les Pays-Bas: quelle équipe est la favorite de l'Euro Féminin?
©D.R.

Les derniers annonces avec LOGIC-IMMO.be