Euro féminin: les Red Flames sont enfin entrées dans le vif du sujet

Les Red Flames sont arrivées à Wigan ce mercredi. Avec un premier entraînement.

Nathalie Dumont (avec Y. T.)
Practice session of Red Flames 7/7/22
©Photo News

C'était la journée de toutes les émotions pour les Red Flames ce mercredi. Il y a eu d'abord la tension en arrivant à l'aéroport de Bruxelles pour un petit-déjeuner protocolaire en compagnie de la ministre de l'Intérieur et du nouveau président fédéral Van den Bulck. L'excitation a ensuite pris le pas, avec les nombreuses sollicitations. Le stress a légèrement grandi au moment où il a fallu rejoindre le tarmac. La fierté a fait son apparition quand les Flames ont compris qu'elles voyageraient dans le fameux Trident des Diables Rouges. "Ça prouve qu'on nous prend de plus en plus au sérieux", soufflait avant de décoller Lisa Lichtfus.

Et puis, le sérieux a repris petit à petit ses droits quand elles sont arrivées à Manchester vers 12 h. Avec l’impatience de découvrir leur camp de base à Wigan, un complexe privatisé pour la Belgique et où chacune aura sa propre chambre individuelle. Et pour finir, le travail avec le premier entraînement sur place.

Après une longue préparation, entrecoupée de quatre matchs amicaux et de brefs retours à la maison, les Red Flames sont donc enfin rentrées dans leur Euro. "À ce stade, ce sont surtout des détails qu'on peaufinera même si je m'attends à ce que l'intensité reste assez haute", rigole Charlotte Tison. "Il reste encore quatre jours avant le premier match." Les entraînements s'enchaîneront d'ailleurs ce jeudi matin.

Avec 25 Flames

Ce voyage, la délégation belge l'a fait avec 25 joueuses. Laura Deloose ressent toujours les conséquences d'un mauvais coup au pied lors de Belgique - Luxembourg, à charge de la jeune Jill Janssens d'être prête au cas où. Dans tous les cas, l'une des deux quittera Wigan dimanche. En revanche, Lenie Onzia (jeune retraitée) restera bien durant tout le tournoi. D'abord comme back up au cas où, jusqu'au 10 (date limite pour le joker médical). "Mais aussi pour encadrer tout le groupe", dévoile Ives Serneels. "Elle intègre le staff. Nous avons soumis cette proposition au groupe et tout le monde est ravi d'avoir Lenie avec nous."

Une première pour 13 d’entre elles

Cette édition 2022 sera une première participation pour plus de la moitié du groupe. Pourtant, le stress semble avoir déserté les rangs noir-jaune-rouge. "La veille du départ, j'étais plutôt comme une enfant qui allait à Disneyland", rigole Charlotte Tison. "Les derniers jours se sont plutôt bien passés. Mais j'ai eu droit aux traditionnels raviolis de ma maman comme avant chaque début de stage en club. C'était un peu comme un au revoir, même si je sais que je les verrai à Manchester pour les matchs."

Même si le sérieux et la concentration seront les ingrédients indispensables pour réussir un bon Euro, elles vont surtout profiter et emmagasiner de l’expérience pour le futur.

"Il est difficile de savoir à quoi s'attendre", se demande Lisa Lichtfus. "Je crois que tout sera beaucoup plus grand. En plus, l'hôtel est privatisé, ce qui nous évitera toute distraction éventuelle. Et ça aussi, c'est nouveau pour moi."

Si elle sait que ses chances de jouer sont minces en tant que troisième gardienne, la Marchoise compte bien avoir les yeux grands ouverts à Manchester et à Rotherham pour les trois (premiers) matchs. Et ce, même si ce sont des "petits" stades et avec "peu" de supporters belges. "Seulement 600 fans belges ? Si on avait joué dans le sud de l'Angleterre, il y en aurait eu beaucoup plus", lance d'ailleurs Ives Serneels. "Manchester, ce n'est pas la porte à côté. Ça coûte quand même pas mal d'argent - je le sais parce que ma femme vient avec ma fille - et vu la crise, je peux comprendre les gens. En tout cas, je constate toutefois plus d'enthousiasme en Belgique que par le passé."

Les derniers annonces avec LOGIC-IMMO.be