La D2 n'a pas dit son dernier mot et entend toujours faire capoter la nouvelle organisation de la D1


BRUXELLES La cour d'appel de Bruxelles, siégeant en référé, a entendu mardi les plaidoiries des parties concernant la plainte de la Ligue nationale (EXQI League, D2) contre la décision prise en première instance au mois d'août par le tribunal des référés. Celui-ci avait débouté la Ligue nationale, qui estimait que l'Union Belge avait piétiné son propre règlement en adoptant sans l'accord de la Ligue nationale une modification de règlement empiétant sur les compétences dévolues à cette Ligue (droit de blocage non respecté, alors qu'elle estime y avoir droit).

Les clubs de l'antichambre de l'élite ne sont d'accord ni sur le fond ni sur la forme car la modification de l'ordre du jour de l'AG le jour même de l'assemblée ne serait pas légale. Sur le fond, la Ligue conteste surtout la décision concernant son tour final qui n'offre que des chances réduites à ses clubs d'avoir un deuxième montant en D1. Le règlement prévoit en effet qu'il n'y ait qu'un seul descendant direct de D1 et D2, et que l'avant-dernier (le 15-ème classé d'une division 1 à 16 clubs) dispute le tour final de division 2.
Si la cour devait donner raison à la Ligue nationale, la réforme du championnat et la future division 1 à 16 clubs pourraient être remise en cause.

La Ligue nationale a demandé mardi à la cour d'appel de Bruxelles de suspendre la décision prise par l'assemblée générale de l'Union Belge en juin 2008.
Au fond, elle demandera la suppression pure et simple de cette décision. Dans ses actions en justice plusieurs clubs de D2 se sont joints à la requête, car la Ligue nationale n'est pas une entité juridique reconnue. La cour d'appel de Bruxelles rendra son arrêt dans environ un mois.

© La Dernière Heure 2008