Après ses propos tenus à Mons, le gardien a classé l'affaire et veut démontrer à l'entraînement qu'il mérite d'être dans le but

SCLESSIN Olivier Renard a, de nouveau, été fort sollicité hier. Pour savoir notamment s'il ne regrettait pas ses déclarations faites la veille sous le coup de la déception d'avoir été laissé sur le banc contre Mons.

"Non je n'ai pas de regret" , répond le gardien de 28 ans. "Tout ce que j'ai dit, je le maintiens. J'ai dit que si c'était un choix sportif, j'étais écoeuré. Et que si la raison invoquée était que je n'étais pas à 100 %, il fallait mettre un gardien à 100 % sur le banc. Dans ce cas, j'aurais préféré qu'on m'aligne en Espoirs et pas qu'on me dise le jour même que j'étais réserviste. Je n'ai pas manqué de respect à quelqu'un... On me dit que si je n'avais rien dit, j'avais plus de chance de rentrer dans l'équipe contre Malines. Mais je préfère être franc, dire les choses que j'avais sur le coeur et pouvoir me regarder en face. Maintenant, j'ai dit ce que j'avais à dire. Je ne ferai plus de déclarations. Pour moi, l'affaire est clause : je vais continuer à m'entraîner à 200 % en espérant reprendre ma place dès le prochain match."

Olivier Renard a contesté un choix. Il n'a pas critiqué nommément un coéquipier, un membre du staff ou un dirigeant. Mais il a fait beaucoup de sous-entendus à lire entre les lignes...

"J'ai dit que j'aurais des difficultés à encore dire bonjour à certaines personnes. Ce n'est pas pour cela que je ne dirai pas bonjour. Mais dans chaque travail on peut ne pas avoir des affinités avec tout le monde..." conclut Olivier Renard.

Sanctions ?

Risque-t-il une sanction suite à ses propos ?

"De la part d'un grand gardien, je m'attendais à une meilleure sortie" , commente Pierre François. "Les déclarations publiques des joueurs peuvent faire l'objet d'un examen de la part du staff et de la direction. Mais nous ne communiquons pas à ce sujet, cela reste de la cuisine interne. Nous n'allons donc pas dire si oui ou non il sera convoqué ou s'il y a lieu de lui donner une amende et le montant de celle-ci... Ce qui compte, c'est l'ambiance du groupe, qui doit rester bonne. Il s'agit donc de voir si les déclarations y contribuent ou pas."

Quant aux rumeurs faisant état de pressions exercées par la direction pour faire jouer Aragon Espinoza. "Je confirme ce que Michel a déclaré : c'est lui et personne d'autre qui fait l'équipe" , conclut le directeur général.



© La Dernière Heure 2007