Christian Negouai ne croisera pas, demain, ses anciens équipiers

MOLENBEEK Alors qu'il travaillait d'arrache-pied depuis près de deux mois pour combler son manque de rythme et son retard physique, le grand Martiniquais semblait enfin voir le bout du tunnel. Mieux même, chaque fois qu'il monta au jeu ces trois dernières semaines, il apporta toute son expérience et sa sérénité à la phalange molenbeekoise. Depuis que le jeune Le Postollec avait encaissé son troisième carton jaune fatidique au Kiel samedi dernier, il était clair que l'ancien joueur de Charleroi, de Manchester City et du Standard allait faire partie du onze de base qui doit accueillir le Standard demain.

Seulement voilà, la scoumoune s'en est encore mêlée. Alors qu'il peaufinait ses automatismes mardi soir lors d'un match amical face aux Ukrainiens de Metallurg Donetsk, il fut vilainement touché au visage dans un contact. Bilan : une pommette droite fissurée (ou fracturée), peut-être une opération à la clé (on en saura plus cet après-midi), et une probable absence de deux mois. Il loupera donc ses retrouvailles avec le Standard qu'il n'avait pas quitté dans les meilleurs termes en juin dernier. "J'ai même commis une faute grave en refusant de reprendre les entraînements. Les Liégeois ont logiquement cassé mon contrat mais je suis resté en excellentes relations avec Luciano D'Onofrio, tout comme avec Eric Deflandre et Sergio Conceição que j'ai régulièrement en ligne. Si nous avions été champions, je pense que je serais toujours à Sclessin aujourd'hui. Mais à l'image de gars comme Runje et Léonard, j'ai eu la nette impression que les Rouches étaient décidément maudits. Et toutes les autres rumeurs qui ont été colportées à mon égard en juin dernier étaient tout bonnement fausses."

Après un crochet en D2 norvégienne l'espace d'un mois (et la conquête d'un... titre), le grand médian est revenu dans nos contrées où il a investi dans le commerce de meubles. "Le virus du ballon rond ne m'a jamais quitté mais j'avais d'autres priorités, notamment familiales puisque mon épouse m'a offert une fille, mon premier enfant. Début janvier, la situation est devenue différente, ce qui m'a poussé à me lier au Brussels où j'ai découvert un entraîneur exceptionnel. Bien entendu, Kevin Keagan restera le plus grand de tous à mes yeux mais le Vosgien mérite une place de choix dans ma galerie, même si d'autres noms connus y figurent (Peruzovic, Scifo, Manu Ferrera...). Il parvient à tirer le maximum de son effectif alors que nous devons nous battre dans le fond du tableau. La lutte continuera jusqu'au bout mais avec le potentiel présent, nous pouvons briguer la première moitié du tableau !"



© La Dernière Heure 2007