Jean-Paul Colonval nie l'arrivée d'un renfort... et d'un nouvel entraîneur

MONS La nouvelle défaite à Saint-Trond a provoqué une nouvelle déferlante de critiques vis-à-vis du staff technique montois et franchement, on se demande quand même pourquoi.

Bien entendu, la situation du club n'est pas brillante au classement et les points rentrent bien moins vite qu'on ne l'avait espéré mais est-ce une raison pour remettre la faute sur l'entraîneur ? Jean-Paul Colonval est catégorique sur le sujet.

"Si comme c'était le cas du Brussels ou de Saint-Trond, si on jouait très mal, si on ne se créait pas d'occasions, si on voyait des signes d'abattement chez les joueurs ou la volonté de ne pas bien faire les choses, il faudrait qu'on mette halte là. Ce que je vois, c'est que l'équipe joue bien, qu'elle n'a pas de chance et qu'elle est presque systématiquement victime d'un arbitrage qui n'est pas favorable. Je n'utiliserai pas d'autres termes."

Plus que jamais, c'est la patience qui est prônée. Et le message s'adresse notamment à des supporters qui n'ont pas tous eu un comportement irréprochable lors de la sortie de leur coach du terrain samedi soir.

"Si on joue une seule mi-temps comme l'ont fait nos deux derniers adversaires, on se fait jeter. J'ai parfois l'impression qu'ils demandent ce que demandent les supporters d'Anderlecht. Il faut quand même se rappeler que Datti et Stolica n'ont pratiquement pas joué ces six derniers mois et qu'il leur faut du temps pour retrouver leurs repères et peaufiner les automatismes. Et une semaine de stage en Espagne n'est pas suffisante pour cela."

La meilleure attitude à avoir est donc de laisser travailler le coach, en parvenant à se convaincre que les jours meilleurs arrivent.

"Riga mérite d'être soutenu parce qu'il a fait un travail de reconstruction remarquable dans ce club depuis un an et demi. Le président Leone me disait encore il y a peu qu'il n'avait jamais connu au club quelqu'un d'aussi perfectionniste, autant dédié à son travail. On a vu en Flandre un déferlement de haine sur Emilio Ferrera ces dernières semaines. C'est peut-être un fait de société que de détruire ce qui a été à un moment sur un pinacle."

Le directeur technique dément à son tour les bruits prêtant un intérêt de l'Albert pour Samuel Remy (34 ans quand même !) et pour... Luka Peruzovic.

"Arrêtons de délirer ! À 99,9 %, le marché est fini."

Reste qu'une victoire ou deux permettraient quand même de ramener le calme au Tondreau.



© La Dernière Heure 2007